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Paroisse Sainte Jeanne de France
en Vallée de l'Eure
1, rue du chemin neuf -BP 80058- 28210 Nogent-le-Roi
tél: 02 37 51 42 22 - Fax 02 37 51 47 66 - Paroisse.stejeannedefrance@diocesechartres.com
Nous sommes le et nous fêtons:
 

Prions pour nos malades !

Chers paroissiens,

La Providence et notre Mère l’Eglise ont bien ménagé les choses une fois encore. Ces jours-ci, plusieurs d’entre nous, ont demandé et reçu le Sacrement des Malades. À la maison de retraite le jour de la fête de Notre Dame de Lourdes (jeudi 11 février), ce dimanche à l’église, fête de la sainte patronne de notre nouvelle paroisse, sainte Jeanne de France, où chez eux, nos malades ont reçu une visitation du Seigneur. Jésus est venu, qui passait et faisait le bien, guérissant les malades, chassant les esprits mauvais et pardonnant les péchés. Notre action de grâce s’élève joyeusement vers le Seigneur, d’autant plus que notre prière s’est faite fraternelle, persévérante, confiante, pleine d’espérance pour nos malades. Nous les enserrons de notre amitié, de notre proximité spirituelle. Nous le présentons au Christ lors de nos adorations eucharistiques. Nous les portons dans l’Eucharistie. Nous les confions à Marie en récitant notre chapelet. Nous le visitons, nous leur téléphonons, nous les servons. L’Eglise est bien vivante lorsque nous ne faisons plus qu’un dans le Christ souffrant.

Sainte Jeanne de France avait l’ardent désir pour elle-même et pour les religieuses de l’Annonciade, ordre qu’elle a fondé, d’imiter les vertus évangéliques de la Vierge Marie. La dixième d’entre elles, c’est la compassion, celle qui nous permet de nous unir aux souffrances de tous ceux qui nous entourent comme à celles du Christ et de la Vierge Marie. « Cette vertu de la croix est la dixième et finale, en elle consiste la perfection des religieuses. Qu'elles soient conformes au Christ,  leur Epoux et à sa Mère». (Règle, 10) Jeanne, rapporte le Père Gabriel-Maria, demandait « la grâce d'être toujours blessée au cœur par la lance de l'Amour divin, afin qu'elle n'éprouve plus autre chose, si ce n'est les blessures du Christ ». Ces blessures, elle les a touchées dans chaque misère qu'elle a soulagée, y compris celles que la société de son temps rejetait. La Vierge l'a rendue proche de Dieu, proche de ses frères en humanité. C'était une femme heureuse. Elle avait, poursuit Gabriel-Maria, « la béatitude du cœur », c’est-à-dire la joie, celle qui procède de la vraie charité, du don de soi. C'est pourquoi, elle désirait que ses annonciades « portent aussi en elles ce feu de la charité qui doit briller dans leur cœur par un certain épanchement de joie sur le visage, par ce dégagement de cœur, cette ouverture d'esprit que la charité porte avec soi. »

Le carême approche à grands pas ! Il sera pour nous l’occasion de demander la grâce de la compassion, et de l’exercer de tout notre cœur. Jeûne, prière, pénitence, chemins de croix, partage, nous permettrons de nous associer à la croix du Christ, marchant à sa suite, renonçant à nous mêmes pour ne faire plus qu’un avec Lui, dans sa passion, sa mort et sa résurrection. Cette année, nous pourrions mettre l’accent sur la semaine sainte, et spécialement sur le triduum pascal (jeudi 1er avril, vendredi 2 et Samedi 3). Ne prenons pas d’engagement, de rendez-vous, de réunion. Donnons notre temps à Jésus pour nous sanctifier. Pourquoi ne pas poser un RTT, ou prendre un ou deux jours de vacances pour faire de ces jours saints une vraie retraite paroissiale en vivant pleinement la liturgie ? Nous aurons aussi la grâce et la responsabilité d’accompagner nos catéchumènes, enfants ou adultes vers le baptême. Que de joie !         

Don Edouard, curé.

 

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