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flecheRed  L'église Saint Lô (Bréchamps)


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En 1870, pour différencier le clocher de l'église de Bréchamps de tous les autres clochers du canton, un constructeur original s'inspira de l'art byzantin. Mais qu'on ne s'y trompe pas... l'église est plus ancienne, puisqu'une partie du choeur et de la nef était édifiée au XIIIème siècle. Le sanctuaire fut agrandi au milieu du XVIème siècle et restauré dès 1618.

L'édifice présente un vaisseau central dont les bonnes dimensions permettent d'estimer l'assiduité des fidèles d'antan. La chapelle de la Vierge occupe la partie droite de la petite croix du transept. Lui faisant face, la chapelle de Saint Joseph s'appuie sur une modeste crypte. C'est la particularité sans autres exemples dans toute la région.

Le maître d'autel

Les bas-reliefs du maître autel furent soigneusement repeints au XIXème siècle par Mademoiselle de Kainlis, propriétaire du chateau de Mormoulins. L'artiste s'était appliqué à représenter de pieux personnages sous l'aspect de notables vertueux de la contrée... Ce détail confère à l'ancien autel une valeur de témoignage qui demeure en arrière plan, tandis qu'on célébre les offices sur un sobre support de pierre datant du XVIIème siècle, qui fut offert à la paroisse en 1974.

La statuaire

Parmi les saints ornant le choeur, un beau Saint Laurent en bois polychrome nous parait le plus vénérable. Dans la chapelle de droite, une vièrge massive, rassurante et solide comme une paysanne, suscite le souvenir de l'arbre généreux dans lequel un artiste anomyme l'a sculptée, au XVIème siècle ou au XVIIème siècle.

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Les vitraux

Aux vitraux vivement colorés datant du XIXème siècle, s'ajoute (à la base du clocher) un fragment de vitrail, aux beaux bleus profonds, pouvant provenir de l'abbaye de Coulombs. Etant attribué au XIIIème siècle, il est classé par les Beaux-Arts. Il surmonte une vierge de pierre (XVIIIème siècle), hélas très endommagée.
L'église possède encore des bancs de bois rustiques, une chaire sculptée, un banc d'oeuvre, et des stalles. Dans ce décor se sont agenouillés tant de générations, qu'en remontant le temps, on pourrait y capter des échos étouffés: Une profanation du sanctuaire en 1743 L'établissement de la confrérie de la Vierge en 1774 Le baptème joyeux d'une cloche, le 15 décembre 1748. Le parrain était le Duc de Noailles, Maréchal de France, et seigneur de ce lieu. En ce temps là, le clocher était carré, peu élévé, et chapeauté d'ardoises.

Et maintenant

Les ans furent parfois néfastes à l'édifice, mais son état actuel fait honneur au village. Aujoud'hui, l'église est chauffée, et régulièrement entretenue. Ses vitraux ont été heureusement restaurés, et son mobilier a été traité. Le plus récent problème concerne la toiture endommagée par la violence des vents de l'hiver qui s'achève.

Dorénavant, une messe y sera célébrée mensuellement. Soyons attentifs à la voie ponctuelle de l'extravagant clocher de Saint Lô qui signale hardiment l'église de Bréchamps depuis la fin du règne de Napoléon III...