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flecheRed  L'église Saint Pierre (Boutigny)


 

En 1947, dans la nuit du 26 au 27 septembre, l’église SAINT-PIERRE de BOUTIGNY est presque totalement détruite par un incendie dont les causes ne seront jamais établies. Le bâtiment actuel est une reconstruction effectuée au cours des années 1956-1957.

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L'ancienne église

 

A un édifice du XIIème siècle, s’était substitué, au XVIème siècle,un bâtiment hexagonal long de 35 m. et large de 11 m. aux murs de cailloux, contreforts de grès, et jolis meneaux de pierre blanche. Sa voûte ogivale de bois peint s’élevait à plus de 13 mètres du sol. 

A son clocher quadrangulaire était accolée une tour d’escalier, percée d’étroites meurtrières. Par son décor intérieur, l’égIise résumait toutes les tendances de l’architecture Renaissance, où les coquilles, les chimères, et les dragons polychromés, sollicitaient le regard des fidèles. Parmi les trésors de son mobilier entièrement ravagé par les flammes,était un banc d’oeuvre sculpté par un menuisier de HOUDAN en 1775, des fonts baptismaux du XVIème siècle, un lutrin, des statues anciennes... Et que dire de la perte des verrières du choeur, dont la plus remarquable était du XVIème siècle ?...

A la suite de ce désastre, une grange fut aménagée provisoirement en chapelle, car dix années furent nécessaires pour relever le sanctuaire de ses ruines.

La nouvelle église

Elle est sobre et blanche. Un « SAINT PIERRE » assis supporte le trumeau du portail. C’est l’oeuvre du sculpteur DI PALMA à qui l’on doit aussi le « SAINT REMI » de FAVEROLLES.

Ayant été préfabriquée au sol, l’ossature du clocher fut élevée d’une seule pièce (procédé tout à fait nouveau en 1956).

A l’intérieur, la vasque baptismale provient d’une ancienne église de DREUX. L’autel est en pierre de BERCHERES. Les vitraux, de facture moderne, filtrent sans excès la lumière. Dans la mémoire des anciens paroissiens, les deux aspects successifs de l’église sont à jamais superposés. li faut y ajouter l’image, plus modeste, d’un édifice voisin aujourd’hui disparu, où s’exprimait la dévotion des humbles.

La chapelle du Rosaire

Cette chapelle faisait face à l’église, dont elle était contemporaine. On y venait en procession. Siège d’une confrérie plusieurs fois séculaire, elle contenait des objets religieux fort anciens. Sa vétusté, au début de ce siècle, justifia sa démolition bien souvent décidée, mais toujours suspendue.

Vendue comme bien national en 1796, elle avait très astucieusement été sauvée du vandalisme, par l’instituteur qui l’avait acquise... Il attendit des temps meilleurs, puis en fit la restitution à la paroisse de BOUTIGNY.