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Les Editoriaux
Semaine 20 au 27 Mars 2011
Message de Benoît XVI pour le carême 2011 (3/3)
3. Notre immersion dans la mort et la résurrection du Christ, par le sacrement du Baptême, nous pousse chaque jour à libérer notre cœur du poids des choses matérielles, du lien égoïste avec la «terre», qui nous appauvrit et nous empêche d'être disponibles et accueillants à Dieu et au prochain. Dans le Christ, Dieu s'est révélé Amour (cf. 1 Jn 4,7-10). La Croix du Christ, le «langage de la Croix» manifeste la puissance salvifique de Dieu (cf. 1 Cor 1,18) qui se donne pour relever l'homme et le conduire au salut: il s'agit de la forme la plus radicale de l'amour (cf. Enc. Deus caritas est, 12). Par la pratique traditionnelle du jeûne, de l'aumône et de la prière, signes de notre volonté de conversion, le Carême nous apprend à vivre de façon toujours plus radicale l'amour du Christ. Le jeûne, qui peut avoir des motivations diverses, a pour le chrétien une signification profondément religieuse: en appauvrissant notre table, nous apprenons à vaincre notre égoïsme pour vivre la logique du don et de l'amour; en acceptant la privation de quelque chose - qui ne soit pas seulement du superflu -, nous apprenons à détourner notre regard de notre «moi» pour découvrir Quelqu'un à côté de nous et reconnaître Dieu sur le visage de tant de nos frères. Pour le chrétien, la pratique du jeûne n'a rien d'intimiste, mais ouvre tellement à Dieu et à la détresse des hommes; elle fait en sorte que l'amour pour Dieu devienne aussi amour pour le prochain (cf. Mc 12,31).
Sur notre chemin, nous nous heurtons également à la tentation de la possession, de l'amour de l'argent, qui s'oppose à la primauté de Dieu dans notre vie. L'avidité de la possession engendre la violence, la prévarication et la mort; c'est pour cela que l'Eglise, spécialement en temps de Carême, appelle à la pratique de l'aumône, c'est à dire au partage. L'idolâtrie des biens, au contraire, non seulement nous sépare des autres mais vide la personne humaine en la laissant malheureuse, en lui mentant et en la trompant sans réaliser ce qu'elle lui promet, puisqu'elle substitue les biens matériels à Dieu, l'unique source de vie. Comment pourrions-nous donc comprendre la bonté paternelle de Dieu si notre cœur est plein de lui-même et de nos projets qui donnent l'illusion de pouvoir assurer notre avenir? La tentation consiste à penser comme le riche de la parabole: «Mon âme, tu as quantité de biens en réserve pour de nombreuses années...». Nous savons ce que répond le Seigneur: «Insensé, cette nuit même, on va te redemander ton âme...» (Lc 19,19-20). La pratique de l'aumône nous ramène à la primauté de Dieu et à l'attention envers l'autre, elle nous fait découvrir à nouveau la bonté du Père et recevoir sa miséricorde.
Pendant toute la période du Carême, l'Eglise nous offre avec grande abondance la Parole de Dieu. En la méditant et en l'intériorisant pour l'incarner au quotidien,
nous découvrons une forme de prière qui est précieuse et irremplaçable. En effet l'écoute attentive de Dieu qui parle sans cesse à notre cœur, nourrit le chemin de foi que nous avons commencé le jour de notre Baptême. La prière nous permet également d'entrer dans une nouvelle perception du temps: Sans la perspective de l'éternité et de la transcendance, en effet, le temps n'est qu'une cadence qui rythme nos pas vers un horizon sans avenir. En priant, au contraire, nous prenons du temps pour Dieu, pour découvrir que ses «paroles ne passeront pas» (Mc 13,31), pour entrer en cette communion intime avec Lui «que personne ne pourra nous enlever» (cf. Jn 16,22), qui nous ouvre à l'espérance qui ne déçoit pas, à la vie éternelle.
En résumé, le parcours du Carême, où nous sommes invités à contempler le mystère de la Croix, consiste à nous rendre «conformes au Christ dans sa mort» (Ph 3,10), pour opérer une profonde conversion de notre vie: nous laisser transformer par l'action de l'Esprit Saint, comme saint Paul sur le chemin de Damas; mener fermement notre existence selon la volonté de Dieu; nous libérer de notre égoïsme en dépassant l'instinct de domination des autres et en nous ouvrant à la charité du Christ. La période du Carême est un temps favorable pour reconnaître notre fragilité, pour accueillir, à travers une sincère révision de vie, la Grâce rénovatrice du Sacrement de Pénitence et marcher résolument vers le Christ.
Chers Frères et Sœurs, par la rencontre personnelle avec notre Rédempteur et par la pratique du jeûne, de l'aumône et de la prière, le chemin de conversion vers Pâques nous conduit à découvrir d'une façon nouvelle notre Baptême. Accueillons à nouveau, en ce temps de Carême, la Grâce que Dieu nous a donnée au moment de notre Baptême, afin qu'elle illumine et guide toutes nos actions. Ce que ce Sacrement signifie et réalise, nous sommes appelés à le vivre jour après jour, en suivant le Christ avec toujours plus de générosité et d'authenticité. En ce cheminement, nous nous confions à la Vierge Marie qui a enfanté le Verbe de Dieu dans sa foi et dans sa chair, pour nous plonger comme Elle dans la mort et la résurrection de son Fils Jésus et avoir la vie éternelle.
Benoit XVI
Semaine 27 Février au 6 Mars 2011
En couple, en famille, valoriser l’autre pour le rendre meilleur
‘’Honore ton père et ta mère’’… Comment enseigner cette notion aux enfants? Voici un extrait du livre de Gary Chapman, qui rappelle les vertus de l’exemple dans ce domaine.
Extrait de ‘’Une famille qui s’aime’’ de Gary Chapman
L’enfant apprend en observant. L’enfant voit comment ses parents honorent d’autres gens. Si les grands-parents vivent à proximité et viennent souvent faire une petit evisite, comment les parents de l’enfant traitent-ils leurs propres parents? S’ils font tout pour que les grands-parents se sentent à l’aise, s’ils leur parlent avec gentillesse et déférence, s’ils les félicitent pour le bien qu’ils accomplissent et les écoutent avec bienveillance et respect quand ils parlent, l’enfant a un exemple de ce que signifie ‘’honorer les parents’’. En revanche, si l’enfant entend ses parents se plaindre de la visite annoncée des grands-parents, s’il constate que ses parents traitent lesgrands-parents avec froideur, sans leur témoigner un grand intérêt, s’ils leur répondent de façon brusque et peu aimable, il apprendra aussi quelque chose, mais ce ne sera certainement pas à honorer les parents.
La façon dont les conjoints s’honorent est aussi un exemple pour les enfants. Si vous marquez les dates d’anniversaire par l’envoi de cartes ou par des cadeaux, si vous conférez à certains événements un cachet de fête en prévoyant une sortie au restaurant, si vous ne tarissez pas d’éloges pour la qualité des repas que prépare votre épouse, ou pour la gentillesse des enfants qui lavent la voiture, vous leur apprenez naturellement à vous honorer et à honorer les autres. Enrevanche,si vous relevez constamment les fautes d’autrui, si vous vous plaignez l’un de l’autre et critiquez votre conjoint devant les enfants, vous êtes entrain de former une génération critique et insatisfaite. Vous entendrez vos enfants tenir exactement le même langage que vous devant votre conjoint.
J’ai changé grâce aux louanges de ma femme!
Ma femme répétait souvent à nos enfants quel merveilleux mari j’étais. Chaque fois que je faisais quelque chose de remarquable, elle le disait aux enfants et louait mes efforts. Il se produisit alor sune chose étonnante. Les enfants la crurent. Je fus obligé de vivre conformément à l’image que ma femme avait dépeinte à nos enfants. Je me suis souvent demandé si telle était son arrière-pensée! En tout cas, si ce l’était , elle avait réussi! Je ris intérieurement chaque fois que j’entends ma fille mariée faire l’éloge de son mari devant le sautres.
Les enfants apprennent également à honorer les autres en observant la manière dont leurs parents honorent leurs collègues de travail, les responsables de l’Église et d’autres personnages significatifs pour eux. Si vous honorez les autres en les invitant au restaurant ou chez vous pour un repas, si vous leur faites des présents,si vous leur adressez des cartes et si vous dites du bien d’eux en présence de vo senfants, vous semez des graines d’honneur dans leur esprit. Les enfants apprennent à honorer leurs parents en les observant honorer autrui.
Semaine 20 au 27 Février 2011
Le « bébé-médicament », une étrangeté
Il n’a échappé à personne que l’annonce de la naissance du premier « bébé-médicament » français coïncide avec le débat parlementaire sur la loi de bioéthique. Cette coïncidence souligne doublement l’étrangeté de cette naissance.Cette naissance est déjà étrange en soi par l’« instrumentalisation » de l’enfant. La Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme (CNCDH) vient de le rappeler. La légalisation de l’instrumentalisation de l’enfant à naître est contraire au plus élémentaire respect dû à tout être humain, en particulier l’enfant. Elle contrevient à l’« intérêt primordial » de l’enfant, stipulé par le Convention internationale des droits de l’enfant.Cette naissance est aussi étrange car elle est instrumentalisée pour peser sur le débat parlementaire. Cette instrumentalisation est indigne. Pourtant, par derrière, il y a la souffrance de parents qui ont un enfant gravement malade. Il est toujours indigne d’instrumentaliser la souffrance d’autrui pour faire valoir son opinion.Le « bébé-médicament » est une fausse piste. Supprimer cette possibilité légale rendrait à notre tradition juridique sa cohérence autour du respect de la dignité humaine qui postule qu’aucun être humain puisse servir de moyen mais est une fin en soi. Chaque enfant a le droit inaliénable de naître pour lui-même, d’être aimé pour lui-même et d’être accueilli pour lui-même.Le soin à partir des cellules de sang de cordon est la bonne piste. Encore faut-il que la France rattrape son retard et choisisse de faire porter ses efforts sur la constitution de banques de sang de cordon, afin que les greffons soient en assez grand nombre pour que nous soyons capables de porter remède aux enfants malades. C’est par cette voie que la souffrance de parents sera apaisée.
(…)
Mgr d’Ornellas, archevêque de Rennes
Communiqué des évêques de l’Ouest au sujet de «Bébé-médicament».
Vouloir guérir son frère en humanité est à l'honneur de l'homme. Tant de personnes y consacrent leur vie ! Accompagner la souffrance de parents qui ont un enfant gravement malade est un devoir de la société. Nous comprenons leur détresse et leur espoir dans la médecine. En revanche, légaliser l'utilisation de l'être humain le plus vulnérable pour guérir est indigne de l'homme. Concevoir un enfant pour l'utiliser -même pour soigner -n'est pas respectueux de sa dignité. Que dira l'enfant quand il se découvrira « bébé médicament » ? Un tel utilitarisme est toujours une régression. Il est dangereux pour une société de ne pas respecter « l'intérêt primordial » de l'enfant stipulé par la Convention Internationale des Droits de l'Enfant. Nous encourageons la recherche afin qu'elle trouve de plus en plus les thérapies appropriées. Mgr Pierre d'Ornellas, archevêquede Rennes Mgr Emmanuel Delmas, évêque d'Angers Mgr Yves Le Saux, évêque de Le Mans Mgr Jean-Paul James, évêque de Nantes Mgr Raymond Centène, évêque de Vannes Mgr Thierry Scherrer, évêque de Laval Mgr Alain Castet, évêque de Luçon Mgr Jean-Marie Le Vert, évêque de Quimper Mgr Denis Moutel, évêque de Saint-Brieuc Mgr Nicolas Souchu, évêque auxiliaire de Rennes
Semaine 13 au 20 Février 2011
Chers paroissiens,
Je suis très heureux de vous inviter lundi 14 février, à 11h, dans l’église de Nogent. Nous serons une quinzaine de prêtres de la Communauté Saint Martin réunis en Région Ouest Martinienne. Venus de Vouvray, de Chinon ou de Montligeon, ils nous rejoignent pour prier, réfléchir et se détendre en communauté. Le père Pierre Maghin, bien connu de certains d’entre nous, nous prêchera le zèle apostolique. Merci à tous ceux d’entre vous qui contribuent à bien accueillir ces envoyés du Seigneur ! Merci en particulier à ceux qui les logent et à celles qui font des desserts !
Je profite aussi de cet éditorial pour vous annoncer la Mission des séminaristes de la Communauté Saint Martin le Week End des 1er, 2 et 3 avril. Ils seront, une vingtaine, accueillis dans les familles du catéchisme. Souvenez-vous, ils étaient déjà venus, il y a deux ans. Leur passage avait été très apprécié. Pour notre paroisse, ce sera l’occasion de vivre un temps fort de carême avec des futurs prêtres. Nous avons à cœur de prier déjà pour ces vocations sacerdotales. Leur enthousiasme communicatif nous stimulera dans notre chemin de sainteté. C’est toute la grande famille paroissiale qui se réjouit de les recevoir ! Quant aux séminaristes, ils découvriront une paroisse et exerceront à votre contact leur charité de futurs pasteurs.
Mercredi dernier, veille de la fête de Notre-Dame de Lourdes, 42 résidants de la Maison de Retraite de Nogent ont reçu le Sacrement des malades. Et ce dimanche, une dizaine de paroissiens, très malades, reçoivent l’imposition des mains et l’onction de l’huile. Rendons grâce parce que l’action de Jésus guérissant les malades et pardonnant leur péché continue à se réaliser aujourd’hui par ses prêtres. Rendons grâce aussi pour tous ceux et celles qui portent les malades dans la prière, notamment à travers la prière du Rosaire et l’adoration eucharistique. Merci à tous ceux qui manifestent auprès des malades la sollicitude et la tendresse du Christ. Merci aux visiteurs de malades et aux âmes de compassion : vous êtes auprès des souffrants le visage d’une Eglise attentive à la peine et à la douleur de toute personne humaine.
Notez que le reportage réalisé par KTO dans notre paroisse : ''Sacerdoce - Prêtre au quotidien'' repasse la semaine prochaine vendredi 18 à 20Hh40 et dimanche 20 à 17h.
Don Edouard, curé
Semaine 6 au 13 Février 2011
Qui est Sainte Jeanne de France
Sainte Jeanne de France (1464-1505) 1464 : naissance de Jeanne de France Fille du roi de France Louis XI et de la reine Charlotte de Savoie. En ce moyen-âge finissant, un maître-mot circule : celui de « réforme », réforme de la société, réforme de l’Eglise… Les Etats Généraux de 1484 la recherchent ainsi que l’assemblée de Tours, en 1493. Le Roi Charles VIII entrera dans ce mouvement de réforme de l’Eglise et de la chrétienté, soutenant en particulier les Ordres Mendiants en ce domaine. En ce qui concerne les franciscains, la branche réformée de l’Ordre – l’Observance – participera activement à cette vaste entreprise. L’entourage direct de Jeanne, du côté paternel comme du côté maternel, soutiendra les frères mendiants dans leur effort de réforme - ceux-ci étant bien présents à la cour. L’intuition spirituelle de Jeanne s’insère donc dans tout ce contexte qu’il faudrait bien sûr développer.
Jeanne de France voit le jour à Nogent-le-Roi le 23 avril 1464. À 5 ans, la petite fille est confiée aux bons soins d'Anne de Culan, femme de François de Beaujeu, baron de Lignières, en Berry. Là, va commencer toute son aventure humaine et spirituelle. Un jour - elle a 7 ans environ - se trouvant à l'église elle a le sentiment que la Vierge Marie lui dit en son cœur: « Avant ta mort, tu fonderas une religion en mon honneur et, ce faisant, tu me feras un grand plaisir et me rendras service ». Elle vivra de cette promesse pendant plus de trente ans avant de la voir se réaliser.
En 1476, Jeanne a 12 ans et souffre d'une forte déviation de la colonne vertébrale. Louis XI, son père, décide de la marier au duc Louis d'Orléans qui en a 14. Mariage politique. Les deux adolescents ne sont que des pions sur l’échiquier du roi. Le jeune duc n'acceptera jamais cette union forcée et, dès son mariage, il mènera une vie de plaisir et délaissera sa femme.
En 1483: mort du roi Louis XI. Jeanne a 19 ans. C'est une jeune femme ouverte aux autres, surtout aux plus démunis, n'ignorant pas les problèmes de son temps. L'éducation reçue à Lignières, en effet, ne l'a pas coupée du monde. À la cour, Jeanne rencontre indifférence et ragots dus aux incartades conjugales et politiques de son mari. Louis d'Orléans, en effet, s'est allié au duc de Bretagne. C'est la fameuse « guerre folle » de 1487 où Louis d'Orléans est battu et fait prisonnier par les troupes de Charles VIII. Durant la captivité de son mari, devant administrer le duché d'Orléans, Jeanne révélera ses qualités de cœur et de gouvernement.
Le 7 avril 1498 le roi Charles VIII meurt subitement sans laisser d'héritier. La couronne revient alors au premier prince de sang, c'est-à-dire à Louis d'Orléans. Devenu le roi Louis XII, son premier acte officiel est de demander, à Rome, la reconnaissance en nullité de son mariage. Celle-ci sera ratifiée par l'Église le 17 décembre 1498. Rude épreuve pour Jeanne. Elle accuse le coup à la lumière de sa foi.
Séparé de Jeanne, Louis XII lui donne en compensation le duché de Berry. Très vite, elle fait preuve d'esprit d'initiative, travaillant sur plusieurs fronts :
- social (soins des malades, secours aux nécessiteux, accueil des « femmes tombées » ... ) ;
-intellectuel (fondation d'un collège, bourses d'études pour écoliers pauvres ... ) ;
- religieux (réforme de couvents) ...
En même temps, elle pense que le moment est venu pour elle de réaliser la promesse entendue jadis dans son enfance, fonder un ordre religieux voué au plaisir de Dieu par l'imitation de la Vierge Marie. Depuis sa jeunesse, Jeanne est guidée spirituellement par les Fils de saint François d'Assise. En 1499-1500, son confesseur est donc un franciscain, le Père Gabriel-Maria. Elle lui fait part, tout naturellement, de son projet. Cependant, l’Église n'encourageant pas - depuis le IVè concile du Latran (1215) - l'établissement d'ordres religieux nouveaux, le Père est réticent. Mais le moment venu, il reconnaîtra le caractère surnaturel de la promesse faite à Jeanne qu'il aidera alors de tout son pouvoir.
Entre 1500 et 1501, il réunit à Bourges quelques jeunes filles et leur apprend les rudiments de la vie religieuse. Sur les indications de Jeanne, il écrit le texte de la règle sous laquelle vivront les futures annonciades (1502).
En 1503-1504 ont lieu les premières vêtures et professions : la mission de Jeanne est accomplie ... Elle meurt en 1505, le 4 février, après avoir confié l'Annonciade à la sollicitude fraternelle des frères mineurs.
Dès sa mort, son culte se répand. Béatifiée en 1742, elle sera canonisée par le pape Pie XII le 28 mai 1950
Semaine 11 au 23 Janvier 2011
Chers frères et sœurs, notre paroisse est en deuil. Guilaine et Anne-Marie ont rejoint précocement la Maison du Père. Elles étaient toutes deux investies dans la Paroisse, toutes deux artistes, mettant leur talent au service de l’Eglise. Je dois dire combien j’ai été touché par l’esprit de famille, par la mobilisation dans la prière, par l’esprit de foi, par l’entraide de nos communautés, à l’égard des parents et des amis. Quel beau témoignage! Mon action de grâce monte vers le Seigneur, et je le loue de nous inspirer les plus belles manières d’aimer ceux et celles qu’Il nous a donnés comme frères et sœurs. Don Ed
Adieu Anne-Marie!
Les obsèques d’Anne-Marie Mulot seront célébrées mercredi prochain, 26 janvier à 15h. C’est dans l’église Saint Sulpice que nous nous retrouverons pour la messe et de Requiem. C’est dans cette église qu’Anne-Marie a été baptisée; elle s’y est mariée avec Gérard. C’est là qu’ils ont fait baptiser leur deux fils, Florent et Baptiste, là où ce dernier s’est marié avant d’y faire baptiser sa petite Rose. Nos pensées et nos prières se tournent d’abord vers les parents d’Anne-Marie, Raymonde et Pierre Vitel, notre patriarche. Leur peine est inexprimable. Dans leur maison, trois ou quatre générations se côtoient, on ne vit pas les uns sans les autres, on se soutient, on s’entraide, bref, on s’aime. Anne-Marie a grandi à l’ombre du clocher et au cœur de la cité. Elle s’est engagée dans la paroisse avec persévérance, fidélité, compétence, zèle et dévouement. Elle était titulaire de l’orgue de Nogent depuis plus de quarante ans. Elle participait activement au projet de sa reconstruction, et se réjouissait de faire chanter le nouvel instrument qu’elle attendait tant! Elle avait reçu la médaille du mérite diocésain, en récompense de tous les services rendus.
Mais le rayonnement d’Anne-Marie s’étendait aussi à la vie civile. Conseillère municipale, elle se dévouait aux « Vieux Nogentais » et à La Flânerie. Professeur de Piano, elle recevait chez elle. Malgré sa maladie, elle avait continué à donner ses leçons, jusqu’à l’avant veille de l'hospitalisation qui devait lui être fatale.
Nous rendons grâce à Dieu pour la vie d’Anne-Marie, nous l’accompagnons de notre prière dans son chemin vers le Ciel, et nous réconfortons sa famille et ses amis, remplis d’espérance, de foi et de charité.
Don Edouard

Adieu Guilaine!
Notre Père a rappelé Guilaine Oghia auprès de Lui.
Tout notre ommunauté a été frappée par la soudaineté de sa disparition et ce d’autant plus que Guilaine était très présente dans notre secteur et savais communiquer sa joie de vivre et sa bonne humeur . Elle était un membre actif et dévoué de l’équipe paroissiale, lors de nos célébrations, un agent discret de l’entretien de nos églises et un pilier du groupe d’adorateurs. Son implication dépassait le cadre de notre secteur et elle a oeuvré au sein de la Paroisse Ste Jeanne de France, notamment au presbytère. Elle a contribué très largement à l’embellissement de nos églises et à Faverolles,
notamment, où l’on peut voir le résultat magnifique des restaurations qu’elle a bénévolement réalisées :les tableaux, dont celui du Maître-autel, des statues, le Chemin de Croix, les bâtons de procession, les santons (sa toute dernière intervention), etc.
Tout cela a, en outre, été fait dans le cadre d’une véritable démarche spirituelle; toujours désireuse d’approfondir sa foi, Guilaine devait ainsi rejoindr e la Militia Christi et se mettre encore plus au service de l’Eglise.
A René,son mari, Romain, Jérémie et Chloé, ses enfants, et sesparents,
nous a dressons les témoignages de notre affectueuse compassion.
Don Edouard
Semaine 9 au 16 Janvier 2011
Nous sommes faits pour la communion
Chers paroissiens,
Avec les Mages, nous sommes allés à Jésus, et
nous nous sommes prosternés. Nous avons offert ce que
nous avions de plus précieux : l’or de nos richesses, la
myrrhe de nos efforts et l’encens de nos prières. Nous
sommes venus l’adorer, et dans ce face à face intime,
nous avons trouvé un vrai sens à nos existences, des
raisons de croire, d’espérer, d’aimer, et de repartir par un
autre chemin. C’est ce chemin que nous devons
parcourir ensemble désormais. Dans la grande
famille paroissiale, nous recevons des frères et
des soeurs, qui nous serons autant d’étoiles pour éclairer nos pas, un soutien pour notre marche au
long cours, une main tendue pour nous sortir des
ornières, des veilleurs de l’aube à l’affût de la
vérité…
Nous ne pouvons pas être chrétiens seuls,
indépendamment des autres, dans l’illusion d’une
fausse autonomie. Nous sommes faits pour la
communion : solidaires dans la prière, solidaires
dans l’entraide fraternelle, solidaires dans le service
de la paroisse, solidaires dans la mission et
l’annonce de l’Evangile. Avec vous, je rends grâce
pour les merveilles de cette communion déjà à l’oeuvre entre nous.
Comment ne pas être édifié par la fidélité et la persévérance des adorateurs et des priants
de tous poils. Vous qui priez, vous êtes le coeur de
notre vie paroissiale. Vous portez un fruit qui
demeure, même si parfois vous ne le connaissez pas.
Ne baissez pas les bras. Et si par malheur vous aviez
perdu la ferveur d’autrefois, renouvelez l’ardeur de
votre zèle, sûrs de cette mission que l’Eglise vous a
donnée. Vous êtes le fer de lance de la Nouvelle
Evangélisation. Nous ne prions pas seulement par
convenance personnelle, par goût ou par envie, nous
en avons reçu le mandat et la vocation.
Comment ne pas être ému par tant de
délicatesse et d’ingéniosité dans l’amour
fraternel entre nous et à l’égard de tous ceux que
le Seigneur mets sur notre chemin. Je te rends
grâce Seigneur pour cette puissance de Charité que tu as
déposée dans les coeurs de tes fidèles. Quelle joie de
contempler la grâce du pardon agir dans les familles et
dans les coeurs divisés. Quelle joie d’être témoin des
trésors d’affection et de discrétion, de douceur et
d’humilité, dans le comportement exemplaire de tous
ceux et celles qui font le bien sans faire de bruit. Vous
êtes notre plus beau témoignage ! Ne vous lassez pas de
faire le bien !
Comment ne pas être touché, par l’audace et
l’intelligence de nos missionnaires : ils ne rougissent
pas d’annoncer le Christ et par eux, la Bonne Nouvelle
est proclamée à temps et à contretemps. Ne vous
découragez pas, Celui qui vous envoie ne vous laissera
pas sans défense dans l’adversité.
Que Dieu vous bénisse tous, et qu’il vous
comble de sa Joie et de sa Paix.
Don Edouard, curé.
Semaine 2 au 9 Janvier 2011
Texte intégral du Message de Noël de Benoît XVI
ROME, Samedi 25 décembre 2010 (ZENIT.org) - Nous publions ci-dessous le texte intégral du Message de Noël que Benoît XVI a prononcé ce 25 décembre depuis la loggia des bénédictions de la Basilique Saint-Pierre, avant de donner sa bénédiction urbi et orbi.
« Verbum caro factum est » - « Le Verbe s'est fait chair » (Jn 1, 14)
Chers frères et Sœurs, qui m'écoutez à Rome et dans le monde entier, je vous annonce avec joie le message de Noël : Dieu s'est fait homme, il est venu habiter parmi nous. Dieu n'est pas lointain : il est proche, ou mieux, il est l'"Emmanuel", Dieu-avec-nous. Il n'est pas un inconnu : il a un visage, celui de Jésus.
C'est un message toujours nouveau, toujours surprenant, parce qu'il dépasse notre espérance la plus audacieuse. Surtout parce qu'il n'est pas seulement une annonce : il est un évènement, un fait, que des témoins crédibles ont vu, entendu, touché dans la Personne de Jésus de Nazareth ! Étant avec Lui, observant ses actes et écoutant ses paroles, ils ont reconnu en Jésus le Messie ; et le voyant ressuscité, après qu'il ait été crucifié, ils ont eu la certitude que Lui, vrai homme, était en même temps vrai Dieu, le Fils unique venu du Père, plein de grâce et de vérité (cf. Jn 1, 14).
« Le Verbe s'est fait chair ». Devant cette révélation, resurgit encore une fois en nous la question : comment est-ce possible ? Le Verbe et la chair sont des réalités opposées entre elles ; comment la Parole éternelle et toute-puissante peut-elle devenir un homme fragile et mortel ? Il n'y a qu'une réponse : l'Amour. Celui qui aime veut partager avec l'aimé, veut être uni à lui, et la Sainte Écriture nous présente justement la grande histoire de l'amour de Dieu pour son peuple, qui culmine en Jésus Christ.
En réalité, Dieu ne change pas : Il est fidèle à Lui-même. Celui qui a créé le monde est le même qui a appelé Abraham et qui a révélé son Nom à Moïse : Je suis celui qui suis ... le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob ... Dieu miséricordieux et compatissant, riche d'amour et de fidélité (cf. Ex 3, 14-15 ; 34, 6). Dieu ne varie pas, Il est Amour depuis toujours et pour toujours. Il est en Lui-même Communion, Unité dans la Trinité, et chacune de ses œuvres et de ses paroles vise à la communion. L'incarnation est le sommet de la création. Quand dans le sein de Marie, par la volonté du Père et l'action de l'Esprit-Saint, se forma Jésus, Fils de Dieu fait homme, la création atteignit son sommet. Le principe ordonnateur de l'univers, le Logos, commençait d'exister dans le monde, dans un temps et dans un espace.
« Le Verbe s'est fait chair ». La lumière de cette vérité se manifeste à celui qui l'accueille avec foi, parce qu'elle est un mystère d'amour. Seulement tous ceux qui s'ouvrent à l'amour sont enveloppés de la lumière de Noël. Il en fut ainsi dans la nuit de Bethléem, et il en est encore ainsi aujourd'hui. L'incarnation du Fils de Dieu est un évènement qui s'est produit dans l'histoire, mais qui en même temps la dépasse. Dans la nuit du monde, s'allume une lumière nouvelle, qui se laisse voir par les yeux simples de la foi, par le cœur doux et humble de celui qui attend le Sauveur. Si la vérité avait été seulement une formule mathématique, en un certain sens elle s'imposerait d'elle-même. Si au contraire, la Vérité est Amour, elle demande la foi, le " oui " de notre cœur.
Et que cherche en effet, notre cœur, sinon une Vérité qui soit Amour ? Il la cherche, l'enfant, avec ses questions si désarmantes et stimulantes ; il la cherche, le jeune, qui a besoin de trouver le sens profond de sa vie ; ils la cherchent, l'homme et la femme dans leur maturité, pour guider et soutenir leur engagement au sein de la famille et au travail ; elle la cherche la personne âgée, pour donner un accomplissement à son existence terrestre.
« Le Verbe s'est fait chair ». L'annonce de Noël est aussi lumière pour les peuples, pour la marche collective de l'humanité. L'"Emmanuel", Dieu-avec-nous, est venu comme Roi de justice et de paix. Son Royaume - nous le savons - n'est pas de ce monde, et pourtant il est plus important que tous les royaumes de ce monde. Il est comme le levain de l'humanité ; s'il venait à manquer, la force qui fait avancer le véritable développement ferait défaut : l'élan pour collaborer au bien commun, au service désintéressé du prochain, à la lutte pacifique pour la justice. Croire en Dieu qui a voulu partager notre histoire est un encouragement constant à s'y engager, même au milieu de ses contradictions. C'est un motif d'espérance pour tous ceux dont la dignité est offensée et violée, parce que Celui qui est né à Bethléem est venu libérer l'homme de la racine de tout esclavage.
Puisse la lumière de Noël resplendir de nouveau sur cette Terre où Jésus est né et inspirer Israéliens et Palestiniens dans leur recherche d'une cohabitation juste et pacifique ! Que l'annonce consolante de la venue de l'Emmanuel allège leur douleur et réconforte dans leurs épreuves les chères communautés chrétiennes en Irak et dans tout le Moyen-Orient, leur donnant apaisement et espérance pour l'avenir et stimulant les Responsables des Nations à une solidarité active envers eux. Que cela se passe aussi en faveur de ceux qui, en Haïti, souffrent encore des conséquences du tremblement de terre dévastateur et de la récente épidémie de choléra. Que ne soient pas non plus oubliés ceux qui, en Colombie et au Venezuela, mais aussi au Guatemala et au Costa Rica, ont subi récemment des calamités naturelles.
Puisse la naissance du Sauveur ouvrir des perspectives de paix durable et de progrès authentique aux populations de la Somalie, du Darfour et de la Côte d'Ivoire ; promouvoir la stabilité politique et sociale de Madagascar ; apporter sécurité et respect des droits humains en Afghanistan et au Pakistan ; encourager le dialogue entre le Nicaragua et le Costa Rica ; favoriser la réconciliation dans la Péninsule Coréenne.
Puisse la célébration de la naissance du Rédempteur renforcer l'esprit de foi, de patience et de courage chez les fidèles de l'Église en Chine Continentale, afin qu'ils ne se découragent pas à cause des limitations de leur liberté de religion et de conscience et, persévérant dans la fidélité au Christ et à son Église, qu'ils maintiennent vive la flamme de l'espérance. Que l'amour du « Dieu avec nous » donne persévérance à toutes les communautés chrétiennes qui souffrent la discrimination et la persécution, et inspire les responsables politiques et religieux à s'engager pour le plein respect de la liberté religieuse de tous.
Chers frères et sœurs, « le Verbe s'est fait chair », Il est venu habiter parmi nous ; Il est l'Emmanuel, le Dieu qui s'est fait proche de nous. Contemplons ensemble ce grand mystère d'amour, laissons-nous illuminer le cœur par la lumière qui brille dans la grotte de Bethléem !
Joyeux Noël à tous !
Semaine 19 au 26 Decembre 2010
Voici quelle fut l'origine de Jésus Christ
Il y a un point commun entre les trois lectures de ce dimanche : elles parlent toutes d'une naissance : « Voici que la jeune femme est enceinte, elle enfantera un fils, et on l'appellera Emmanuel, (c'est-à-dire : Dieu-avec-nous) » (1ère lecture) ; « Jésus Christ... selon la chair... est né de la race de David » (2ème lecture) ; « Voici quelle fut l'origine de Jésus Christ... » (Evangile). Nous pourrions l'appeler, le « Dimanche des naissances » !
Nous ne pouvons pas ne pas nous poser immédiatement la question : pourquoi y a-t-il aussi peu de naissances en Italie et dans d'autres pays occidentaux ? La raison principale de cette faible natalité n'est pas essentiellement économique. Sinon, les naissances devraient augmenter à mesure que l'on se rapproche des couches plus aisées de la société, ou à mesure que l'on remonte du sud vers le nord du monde, alors que nous savons que c'est exactement le contraire.
La raison de cela est plus profonde. C'est le manque d'espérance, avec ce que cela comporte : confiance dans l'avenir, élan vital, créativité, poésie et joie de vivre. Si se marier est toujours un acte de foi, mettre au monde un enfant est toujours un acte d'espérance. Rien ne se fait dans le monde sans espérance. Nous avons besoin de l'espérance comme nous avons besoin de l'oxygène pour respirer. Lorsqu'une personne est sur le point de s'évanouir on crie à ceux qui l'entourent : « Donnez-lui quelque chose de fort à respirer ! ». On devrait faire la même chose avec celui qui est sur le point de se laisser aller, de baisser les bras face à la vie : « Donnez-lui une raison d'espérer ! ». Lorsque dans une situation humaine, l'espérance renaît, tout semble différent, même si en réalité rien n'a changé. L'espérance est une force primordiale. Elle fait littéralement des miracles.
L'Evangile a une chose essentielle à offrir au monde, en ce moment de l'histoire : l'Espérance avec un E majuscule, en tant que vertu théologale, c'est-à-dire qui a pour auteur et garant, Dieu lui-même. Les espérances terrestres (maison, travail, santé, réussite des enfants...), même si elles sont réalisées, déçoivent inexorablement s'il n'y a pas quelque chose de plus profond qui les soutienne et les élève. Regardons ce qui se passe avec la toile d'araignée. La toile d'araignée est une œuvre d'art.
Elle a une symétrie, une élasticité, une fonctionnalité parfaites ; elle est bien tendue, horizontalement, de tous les côtés, par des fils. Mais elle est soutenue au centre par un fil qui vient d'en haut, le fil que l'araignée a tissé en descendant. Si l'on endommage l'un des fils latéraux, l'araignée sort, le répare rapidement et retourne à sa place. Mais si vous cassez le fil qui vient d'en haut, tout s'effondre. L'araignée sait qu'il n'y a plus rien à faire et s'éloigne. L'Espérance théologale est, pour notre vie, le fil qui vient d'en haut, celui qui soutient toute la trame de nos espérances.
En ce moment, alors que nous sentons si fortement le besoin d'espérance, la fête de Noël peut représenter une occasion pour inverser la tendance. Souvenons-nous de ce que dit un jour Jésus. « Celui qui accueille un enfant en mon nom, m'accueille ». Ceci vaut pour celui qui accueille un enfant pauvre et abandonné, pour celui qui adopte ou nourrit un enfant du tiers-monde ; mais ceci vaut avant tout pour deux parents chrétiens qui, en s'aimant, dans la foi et l'espérance, s'ouvrent à une vie nouvelle. Je suis sûr que de nombreux couples, pris d'angoisse à l'annonce d'une grossesse, auront ensuite le sentiment de pouvoir faire leurs les paroles de l'oracle d'Isaïe de Noël : « Tu as prodigué l'allégresse, tu as fait grandir la joie... un enfant nous est né, un fils nous a été donné ».
Raniero Cantalamessa
Semaine 12 au 19 Decembre 2010
Quand on perd de vue l’éternité, toute souffrance semble excessive
Le père Cantalamessa a choisi de développer le « deuxième écueil auquel se heurte l'évangélisation dans le monde moderne occidental : la sécularisation ». Dans sa première prédication, il avait évoqué le scientisme. « La sécularisation est un phénomène complexe et ambivalent, a-t-il expliqué. Elle peut indiquer l'autonomie des réalités terrestres et la séparation entre le règne de Dieu et le règne de César et, dans ce sens, loin d'être contraire à l'Evangile, elle trouve en celui-ci une de ses racines profondes ; mais elle peut désigner aussi tout un ensemble d'attitudes contraires à la religion et à la foi et, dans ce cas, le terme de sécularisme est préférable ». « Sécularisme », qui vient du mot « saeculum » signifie « temps présent », « en opposition à l'éternité ». C'est « la réduction du réel à la seule dimension terrestre ».
« Nous avons besoin d'une foi renouvelée dans l'éternité, non seulement pour l'évangélisation, c'est-à-dire pour l'annonce à faire aux autres, a affirmé le prédicateur capucin, mais avant tout pour donner un nouvel élan à notre cheminement vers la sainteté ». « L'effritement de l'idée d'éternité agit aussi sur les croyants en diminuant leur capacité d'affronter avec courage la souffrance et les épreuves de la vie », a-t-il souligné. « Avec la disparition de l'horizon de l'éternité, la souffrance humaine apparait doublement et irrémédiablement absurde ». Quand on ne croit plus à l'éternité, on perd « la mesure de tout », car l'éternité est « la mesure de tout ». Tout nous semble alors « trop lourd, excessif ».
Le prédicateur de la Maison pontificale a précisé que « la réponse chrétienne au sécularisme » est basée « sur un fait » : l'incarnation de Dieu. « En Jésus Christ, l'éternel est entré dans le temps ». La différence qui existe entre la vie de foi sur la terre et la vie éternelle, est semblable à celle qui existe entre la vie de l'embryon dans le sein maternel et celle de l'enfant à sa naissance. Il a raconté une histoire imaginaire de deux jumeaux, garçon et fille, qui parlent entre eux avant la naissance.
« La petite fille demandait à son frère : « D'après toi, y a-t-il une vie après la naissance ? ». Il répondait : « Ne sois pas ridicule. Qu'est-ce qui te fait penser qu'il y a quelque chose en dehors de cet espace exigu et obscur où nous nous trouvons ? La petite fille, s'armant de courage, insistait : « Qui sait, peut-être existe-t-il une mère, bref quelqu'un qui nous a mis ici et qui prendra soin de nous ». Et lui : « Vois-tu une mère quelque part ? Ce que tu vois est tout ce qu'il y a ». Elle, à nouveau : « Ne sens-tu pas parfois, toi aussi, comme une pression sur la poitrine qui augmente de jour en jour et nous pousse en avant ? ». « A bien y réfléchir, répondait-il, c'est vrai ; je la sens tout le temps ». « Tu vois, concluait, triomphante, la petite sœur, cette douleur ne peut pas être pour rien. Je pense qu'elle nous prépare à quelque chose de plus grand que ce petit espace » ».
Le prédicateur de la Maison pontificale a conclu en citant saint Augustin qui encourageait les croyants à courir vers « la maison du Seigneur », à suivre en se hâtant les apôtres qui « ont vu la patrie avant nous ».
Deuxième prédication d’Avent du P. Raniero Cantalamessa
Semaine 05 au 12 Decembre 2010
Avent: Accueillir la Vie
"Frères et soeurs, avec toute l’Eglise (…), le soir du 24
décembre nous accueillerons Jésus enfant. Il n’aura
pas d’autre défense que la force implorante des
gémissements et des pleurs du nouveau-né et nous
serons pourtant invités à adorer en Lui le Maître de la
création, à reconnaître dans ses balbutiements la parole
toute-puissante qui a tiré le monde du néant et qui le
maintient dans l’être, à reconnaître en cette petite vie
livrée à notre bon vouloir Celui qui est, Le Vivant.
Les bergers et les mages le chercheront pour
l’adorer, Hérode et ses sbires le chercheront pour le
faire mourir. En ce temps de l’Avent, nous voulons
le reconnaître dans une situation de faiblesse plus
radicale encore. Nous voulons écouter son cri
silencieux dans la période où, n’étant pas encore
né, il est déjà vivant en Marie. Entièrement confiéà la protection et aux soins de celle qui le porte en
son sein, il peut faire siennes les paroles du
psalmiste : « J’étais encore inachevé tu me voyais,
sur ton livre tous mes jours étaient inscrits, recensés
avant qu’un seul ne soit » (Ps 138,16). Il n’est pas
encore né qu’il est déjà menacé. Le livre de
l’Apocalypse nous décrit « le dragon [qui] se tenait
devant la femme qui allait enfanter, afin de dévorer
l’enfant dès sa naissance » (Ap 12,14).
Depuis qu’il a pris notre nature humaine, le
mystère de Jésus est devenu le mystère de tout
homme car il manifeste et « découvre à chacun la
sublimité de sa vocation » (GS n. 22). Chaque être
humain appelé à l’existence est voulu par Dieu,
aimé de Dieu et appelé par Lui à une plénitude
de vie qui va bien au-delà des dimensions de son
existence terrestre puisqu’elle est la participation à la vie même de Dieu. C’est la profondeur de cette
vocation surnaturelle qui révèle la grandeur et le
prix de la vie humaine. « Elle est une réalité sacrée
qui nous est confiée pour que nous la gardions de
manière responsable et que nous la portions jusqu’à sa perfection dans l’amour et dans le don de nous-mêmes à Dieu et à nos frères » (Evangelium Vitae ).
La vie humaine ne tire pas sa grandeur de son utilité sociale, elle participe à l’absolu de Dieu. Dans la
faiblesse de ses débuts embryonnaires comme dans
les derniers soubresauts de son terme naturel, alors
qu’elle est dénuée de tout appui extérieur, c’est la
quintessence de l’être, le mystère même de Dieu qu’il
nous est donné de contempler. « Défendre et
promouvoir la vie, la vénérer et l’aimer, c’est la tâche
que Dieu confie à tout homme » (EV n. 42). C’est un
droit et un devoir qui nous concerne tous. La famille,
sanctuaire de la vie, est le sujet irremplaçable de ce droit
et de cette tâche. (…) Si toutes les générations
chrétiennes se trouvent dans le champ fascinant et
terrible de l’Histoire dans lequel s’affrontent le bien et le
mal, la vie et la mort, l’époque dans laquelle il nous est
donné de vivre est marquée par une éclipse du sens de la
vie générée de longue date par une remise en cause du
sens de Dieu. Dans la revendication croissante de son
autonomie, grisée par ses progrès technologiques,
l’humanité en est arrivée à effacer les repères qui
l’avaient maintenue tout au long des siècles et qui
prenaient corps dans son anthropologie.
Dans son encyclique Evangelium Vitae Jean-
Paul II écrivait : « Le résultat auquel on parvient est
dramatique: s'il est particulièrement grave et inquiétant
de voir le phénomène de l'élimination de tant de vies
humaines naissantes ou sur le chemin de leur déclin, il
n'est pas moins grave et inquiétant que la conscience
elle-même, comme obscurcie par d'aussi profonds
conditionnements, ait toujours plus de difficultéà percevoir la distinction entre le bien et le mal sur les
points qui concernent la valeur fondamentale de la vie
humaine » (EV n.4). (…) Dans notre pays, cette
préoccupation s’inscrit dans un contexte particulier,
celui de la révision des lois sur la bioéthique, face
auquel nous voulons réaffirmer de façon précise et ferme
la valeur inaliénable de la vie humaine et son
inviolabilité depuis la conception jusqu’à son terme
naturel. (…)
C’est toute l’Eglise qui est en prière autour
du successeur de Pierre. Elle assume le cri de
l’humanité tout entière qui s’élève vers Dieu pour
que toute vie humaine soit protégée, défendue,
respectée, servie et aimée. Amen !
+ Raymond CENTENE, Evêque de Vannes
Semaine 28 Novembre au 05 Decembre 2010
Prière de Benoit XVI pour la Vie naissante
Seigneur Jésus,
qui, fidèlement, visite et comble de ta Présence
l'Eglise et l'histoire des hommes,
Toi qui, dans l'admirable Sacrement de ton Corps et de ton Sang
nous fais participer de la Vie divine
et nous donnes un avant-goût de la joie de la Vie éternelle,
nous t'adorons et nous te bénissons.
Prosternés devant toi, la source de la vie, et qui l'aime,
réellement présent et vivant au milieu de nous, nous te supplions :
Réveille en nous le respect pour toute vie humaine naissante,
rends-nous capables de discerner dans le fruit du sein maternel
l'œuvre admirable du Créateur,
dispose nos cœurs à l'accueil généreux de tout enfant
qui vient à la vie.
Bénis les familles,
sanctifie l'union des époux,
rends fécond leur amour.
Accompagne de la lumière de ton Esprit
les choix des assemblées législatives,
pour que les peuples et les nations reconnaissent et respectent
le caractère sacré de la vie, de toute vie humaine.
Guide le travail des scientifiques et des médecins,
afin que le progrès contribue au bien intégral de la personne
et qu'aucun être ne soit supprimé ou ne souffre l'injustice.
Donne une charité créative aux administrateurs et aux financiers,
pour qu'ils sachent pressentir et promouvoir des moyens suffisants
afin que les jeunes familles puissent s'ouvrir sereinement
à la naissance de nouveaux enfants.
Console les époux qui souffrent
de l'impossibilité d'avoir des enfants
et, dans ta bonté, pourvois!
Eduque-nous tous à prendre soin des enfants orphelins ou abandonnés,
afin qu'ils puissent faire l'expérience de la chaleur de ta charité,
de la consolation de ton divin Cœur.
Avec Marie, ta Mère, la grande croyante,
dans le sein de laquelle tu as assumé notre nature humaine,
nous attendons de toi, notre unique et vrai Bien et Sauveur,
la force d'aimer et de servir la vie,
dans l'attente de vivre toujours en toi,
dans la Communion de la Trinité Bienheureuse
Semaine 21 au 28 Novembre 2010
Chers paroissiens,
Nous vous proposons un triple défi missionnaire pour entrer dans l’Avent avec Marie : un défi de la foi, un défi de l’espérance, un défi de la charité.
Tout d’abord, le défi de l’espérance. Samedi prochain, le 27 nov., nous nous unirons aux Evêques, aux prêtres et aux fidèles du monde entier. Tous répondront à l’appel de notre pape à prier pour la vie naissante : « Le temps de préparation à Noël est un moment propice, pour invoquer la protection divine sur tout être humain appelé à l'existence, aussi comme une action de grâce rendue à Dieu pour le don de la vie reçu de nos parents ». Vous pourrez participer aux vêpres, au chapelet, à l’adoration, écouter des témoignages, ou bien même vous confesser. Le programme de cette soirée est dans la feuille paroissiale. Ne résistons pas à cet appel, le monde à besoin de notre prière et de notre Espérance invincible !
Ensuite un défi de la foi. Vous avez pu remarquer les très belles affiches « Merci Marie » qui ornent votre église, et même le presbytère. A la suite de diocèse de Lyon, nous voulons faire de la fête de l’Immaculée Conception une grande fête populaire. A Lyon, chaque famille illumine le rebord de ses fenêtres avec des bougies allumées dans la nuit. Et si nous commencions cette année à répandre cet usage, à lancer une nouvelle tradition. Les gens ont tellement besoin de célébrations, d’occasions de se réjouir. Donnons-leur de la joie. Mais pour que cette journée du 8 décembre puisse porter du fruit, il faut qu’elle naisse de la prière. C’est pourquoi nous vous invitons à prier la neuvaine chaque jour, à partir du 30 nov. Ne restez pas tout seul, regroupez vous, en famille, avec vos voisins, vos amis. Ayez l’audace et le zèle d’inviter autour de vous. Pourquoi ne pas en profiter pour ouvrir l’église du village ? Pourquoi ne pas créer un petit oratoire à la maison et se rassembler autour d’une bougie, d’une crèche, d’une image de Marie…
Le 3ème défi, qui n’est pas le moindre, qui couronne les deux premiers, c’est le défi de la Charité. En étant illuminés par le Christ, en étant brûlés par sa charité, nous serons comme ces petites bougies que nous enflammons. Si nous sommes ce que nous devons être, nous mettrons le feu au monde ! Le défi de la charité, ce sera de ne pas rester dans notre coin, de nous tourner vers les autres, de prendre en charge une neuvaine, d’ouvrir notre maison…Nous ne pouvons pas être chrétien sans être aussi missionnaire. Nous voulons vous aider à accomplir votre vocation de baptisé. Car la mission ce n’est pas réservé aux prêtres ! Vous verrez, ce n’est pas compliqué, il vous suffira d’oser. Tout joyeux, nous nous retrouverons le mardi 7 décembre au soir auprès de Marie, pour rendre grâce pour la mission que nous aurons accomplie, pour les cadeaux obtenus, pour les signes de l’amour de Dieu, pour le témoignage rendu. C’est la grande offensive de la Charité, car en ces temps de matérialisme, y a-t-il plus grand amour que de conduire les hommes à Dieu par Marie ?
Don Edouard, Curé
Semaine 07 au 14 Novembre 2010
Appel à nos frères de France
Notre Calvaire est lourd et il nous paraît long. Le carnage qui a eu lieu à la cathédrale Notre Dame du Perpétuel Secours de Bagdad, avec 58 morts, parmi lesquels deux jeunes prêtres et 67 blessés dont un prêtre, nous a profondément secoués. Nous perdons la patience, mais nous ne perdons pas la foi et l'espérance. Cet événement d'une telle ampleur qui se produit juste après la tenue du Synode nous choque encore plus. Ce dont nous avons besoin c'est de votre prière et de votre soutien fraternel et moral. Votre amitié nous encourage à rester sur notre terre, à persévérer et à espérer.
Sans cela nous nous sentons seuls et isolés.
Nous avons besoin de votre compassion face à tout ce qui vient toucher la vie des innocents, chrétiens et musulmans. Restez avec nous, restez avec nous jusqu'à ce que soit passé le fléau.
Que le Seigneur nous protège tous.
Le 2 novembre 2010
+ Athanase Matti MATOKA, archevêque de Bagdad des Syriens
+ Louis SAKO, archevêque de Kirkouk des Chaldéens
+ Emil NONA, archevêque de Mossoul des Chaldéens
+ Basile Geoges CASMOUSSA, archevêque de Mossoul des Syriens
+ Bashar WARDA, archevêque d'Erbil des Chaldéens
L’effroyable massacre qui a été perpétré dimanche à Bagdad dans la cathédrale de rite catholique, constitue t-il une réponse à la récente tenue à Rome d’un synode des Eglises du Proche-Orient ?
Faut-il comprendre qu’à un appel à la concorde entre croyants des diverses religions, et notamment chrétiens, juifs et musulmans, répondrait la violence aveugle et éradicatrice ?
Faut-il comprendre qu’au cri d’alarme jeté par les évêques du synode à propos de l’exil inexorable des chrétiens de la région, répondrait en écho l’appel à l’accélération du processus, qui se déroule notamment en Irak, depuis le début de la guerre civile ?
Nous apprenions qu’à la suite du massacre d’une cinquantaine de catholiques à Bagdad, Eric Besson, notre ministre de l’Immigration, offrait la possibilité à 150 chrétiens irakiens de bénéficier de notre hospitalité. Par ailleurs, notre ami Sébastien de Courtois, qui réside à Istanbul et qui nous est bien connu pour son rôle de défenseur des chrétiens au Proche-Orient, nous faisait savoir qu’il s’attendait à l’exil de plusieurs centaines de familles fuyant l’Irak pour se réfugier dans la capitale turque.
C’est donc que le pire est à l’œuvre et qu’il n’y a rien à faire entendre aux fanatiques qui ne rêvent qu’à la disparition totale des chrétiens des terres qu’ils considèrent comme uniquement islamiques.
Fort heureusement, des musulmans s’opposent à cette logique et font savoir leur solidarité avec les victimes, tel le recteur de la grande Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, qui a exprimé son horreur et sa tristesse. Mohamed Moussaoui, président du Conseil français du culte musulman (CFCM), a également protesté. Cela nous fait chaud au cœur. Mais comment arrêter cette « violence absurde et féroce » dont a parlé Benoît XVI ? Il faudrait que la condamnation morale trouve des prolongements efficaces pour que la justice et la paix règnent au Proche-Orient !
Chronique lue sur Radio Notre-Dame le 4 novembre par Gérard Leclerc
Semaine 31 Ocobre au 07 Novembre 2010
Une paroisse en pélerinage vers....Le Ciel !
Chers paroissiens, parmi les deux ou trois livres qui ont compté dans l’éclosion de ma vie spirituelle et pour choisir ma vocation, je trouve les Manuscrits autobiographiques de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, autrefois appelés Histoire d’une âme. C’est dire combien ma joie est grande de me rendre à Lisieux avec toute la paroisse. Je ne suis pas le seul à me réjouir, car nombreux sont ceux qui ont répondu à l’appel : il a fallu réquisitionner les autocars les plus volumineux !
Pour que notre pèlerinage porte du fruit et un fruit qui demeure, il nous faut nous préparer !
Voici quelques idées :
Ne pas laisser mourir le feu allumé lors de la Toussaint ; au contraire souffler sur les braises rougeoyantes de la charité ; faire crépiter le brasier ardent de la prière ; se blottir près du foyer chaleureux de la Divine Présence ; contempler les vives flammes de lumière dont les dents acérées chassent les ténèbres de la peur.
Avoir une claire conscience de nos motivations. S’interroger sur le sens que nous donnons à notre pèlerinage. Que voulons-nous demander au Seigneur par l’intercession de Sainte Thérèse ? Qu’allons-nous chercher à Lisieux ? Pour qui désirons-nous prier ?
Dès maintenant ouvrir notre cœur à l’enseignement de ce Docteur de l’Eglise, la plus grande Sainte des
Temps Modernes, mais aussi la plus accessible, la plus proche de nous.
Nous unir à la prière de tous ceux qui resteront à la maison, aux malades, aux personnes handicapées, à tous ceux qui connaissent la solitude.
Choisir un point de conversion concret dans notre vie.
Prier sainte Thérèse chaque jour de la semaine.
Je vous souhaite une très joyeuse fête de la Toussaint !
Semaine 24 au 31 Ocrobre 2010
En matière de bioéthique, soyons vigilants...
En matière de bioéthique, soyons vigilants…
Mercredi dernier, le projet de loi de bioéthique a été présenté au Conseil des Ministres. Il sera débattu en novembre au Parlement. L'Alliance pour les droits de la vie a rédigé un dossier pour répondre aux différents points de ce projet. Extraits :"Un véritable projet de société se joue avec la bioéthique. C’est pourquoi l’Alliance pour les Droits de la Vie lance «7 propositions pour humaniser la bioéthique». Ces propositions [...] ont pour objet de stopper une fuite en avant vers l’instrumentalisation de l’être humain, en rééquilibrant la bioéthique dans le sens de la dignité des personnes.
Arrêter la congélation d’embryons humains. Le stock de 154 822 embryons congelés vivants place leurs parents devant d’impossibles choix et attise les convoitises des chercheurs. [...]
Renforcer la recherche médicale contre l’infertilité. On sait que l’infertilité augmente, au point qu’un couple sur sept consulte aujourd’hui pour cette raison. Or, les techniques d’AMP, très couteuses, sont essentiellement palliatives. Leurs performances limitées laissent un couple sur deux sans enfant. [...]
Mesurer objectivement l’impact sanitaire des techniques d’AMP. La prévalence de naissances d’enfants porteurs de handicap ou de maladie du fait de l’AMP doit être publiée et connue [...].
Financer en priorité la recherche qui concilie les progrès scientifiques ou thérapeutiques avec le respect de l’intégrité et de la dignité humaine. Tout euro versé à une recherche qui ne respecte pas l’intégrité de l’embryon est contraire aux Droits de l’Homme et constitue un détournement de l’argent public ou privé nécessaire à la recherche éthique. [...]
Etablir un registre public des thérapies déjà efficientes utilisant les cellules souches non embryonnaires. [...]
Réétudier la législation encadrant la recherche, qui limite actuellement la recherche sur l’animal au détriment de l’embryon humain.
Envisager autrement le dépistage anténatal des anomalies. [...]
Par ailleurs, l’Alliance pour les Droits de la Vie constate que, par 3 nouveaux glissements, on cède à des pressions injustes au détriment de l’éthique.
Concernant l’assistance médicale à la procréation (AMP), l’Alliance s’inquiète que soit prévue son ouverture aux pacsés de sexe complémentaire, sans attendre les deux ans de vie commune prévus pour les couples non mariés. [...]
-
Concernant la recherche sur l’embryon humain, l’Alliance pour les Droits de la vie constate que le nouveau projet de loi bioéthique prévoit d’aggraver les dérives autorisées par les lois précédentes [...] - levée du moratoire sur la recherche sur les embryons ; - élargissement de son champ d’application à la notion de recherche «médicale», notion floue validant l’utilisation d’êtres humains comme objet d’expérimentation.
Concernant le diagnostic prénatal (DPN) du handicap, l’Alliance conteste une nouvelle dérive avec l’élargissement de la prescription des examens anténataux par les sages-femmes.
Semaine 17 au 24 Ocrobre 2010
Nouvelle paroisse, Nouvel élan: Entreprenons
LA NOUVELLE PAROISSE STE JEANNE DE FRANCE POURSUIT SON PROGRAMME DE TRAVAUX DE RESTAURATION ET D'ENTRETIEN.
Chers amis, le Conseil Economique de notre nouvelle paroisse est le complément de l’Équipe pastorale paroissiale avec laquelle il travaille en étroite collaboration.
Outre les budgets et comptes, il établit et contrôle l’usage qui est fait des ressources de la paroisse dans une perspective tout autant matérielle que spirituelle.
Avec les prêtres, il travaille aussi à rechercher les fonds nécessaires à la vie de la paroisse.
- Notre grand chantier en projet est la restauration des murs, crépi et ravalement du presbytère de VILLEMEUX (devis de 35 000€). Nous sollicitons actuellement l’aval de l’économe général de notre Diocèse.
- Nos autres projets sont : la restauration d’un tableau dans l’église de SAINT LAURENT LA GATINE (3000€)
- La sonorisation de l' église de CHAUDON (2800€) et
- le chauffage dans l' église du BOULLAY MIVOYE (8000€)
Ces investissements importants seront décidés et soutenus par le conseil économique, mais nos réserves actuelles ne suffiront pas.
NOUS AVONS BESOIN DE VOUS !
Vos dons à l'association « ASSOMAINT » (association de maintenance crée il y a plus de 20 ans pour la réalisation de tous ces travaux ) bénéficieront d' un reçu fiscal de 66%.
Exemple : 100€ donnés vous coûtent réellement 34 € ou 300€ donnés vous coûtent réellement 102€.
Vos chèques sont à libeller à l'ordre de l’ « ASSOMAINT » et à retourner en précisant le projet que vous soutenez, à l' adresse suivante : ASSOMAINT 1 rue du chemin neuf 28210 NOGENT LE ROI.
AVEC TOUS NOS REMERCIEMENTS.
Don Edouard et le conseil économique de la Paroisse.
Semaine 10 au 17 Ocrobre 2010
A ces fous qui font leur première communion…
Chers enfants, l’Eucharistie est le plus banal et pourtant le plus sublime des mystères, si on le comprenait on en mourait d’amour. Jean-Paul II disait que la messe restait le moment le plus important de sa journée (pourtant nous n’imaginons pas les rebondissements que doit comprendre la vie d’un Pape…)
Croire en l’Incarnation c’est fou, mais croire que Dieu est présent sous l’aspect du pain et du vin, c’est encore plus fou, et nous le voyons tous les jours. Dieu nous l’avait promis. « Le vrai pain, c’est le pain que le Père vous donne. Je suis le Pain de Vie ». Dieu nous donne tout dans son Eucharistie, tout ce dont nous avons besoin pour vivre notre journée. C’est bien plus qu’une nourriture quelconque, c’est le lieu où nous pouvons rencontrer Dieu, comme nous le disait le Saint Curé d’Ars à la fin de sa vie : Il est Là !!!
Jésus est présent en son corps et en son sang, ressuscité, glorieux et caché comme dans les langes de la crèche. Il est là sous l’aspect qu’Il a actuellement aux Cieux !!
L’Eglise vit à l’heure de l’Eucharistie, elle fait son centre, sa raison d’être. Sans Eucharistie, l’Eglise n’existerait pas. L’Eucharistie doit être le sommet, la pointe de notre vie chrétienne. C’est par ce sacrement que Dieu est présent substantiellement dans notre monde et donc dans notre vie.
L’Eucharistie est le témoignage suprême de l’amour de Dieu pour chacun de nous, Il vient se donner jusque dans la substance du pain. Ce n’est pas une évocation psychologique, mais réellement sa présence réelle. Jésus offre son sacrifice maintenant dans la messe.
A chaque messe, la Passion qui est le sommet de l’initiation chrétienne, source d’où jaillit la vie, qui sauve, libère, guérit et console, est actualisée et renouvelée de façon non sanglante. Par la Pâque du Christ, nous pouvons dès à présent entrer dans la vie de Dieu, passé de la Terre au Ciel. Nous entrons par la communion dans le dynamisme d’amour du Christ pour nous. Nous sommes ainsi en connexion, en union avec toutes les personnes qui ont et qui vont aussi communier, avec nos contemporains de tous pays, mais aussi de tous âges !!
Je dois me donner moi-même pour que Jésus me donne son offrande d’amour.
Communier est une décision grave, nous ne faisons qu’un avec le Christ lorsque nous communions, nous nous unissons et nous devons obéir au Père. Nous nous engageons à devenir nous-mêmes dans notre corps et notre vie, nous nous engageons à nous donner pour nos frères, pour que notre vie ne nous appartienne plus, mais qu’elle appartienne au Christ.
Si ma vie est en contradiction avec cela, je dois faire alors un retour sur moi-même et changer radicalement de vie.
Jésus ne cherchait pas à remplir l’Eglise, il veut que nous venions simplement vers Lui, librement.
Signé : vos aînés dans la foi
Semaine 3 au 10 Ocrobre 2010
C’est le mois du Rosaire, dépoussiérons notre chapelet !
>« Le Rosaire est ma prière préférée. C’est une prière merveilleuse. Merveilleuse de simplicité et de profondeur. Dans cette prière nous répétons de multiples fois les paroles de l’Archange et d’Elisabeth à la Vierge Marie. Toute l’Eglise s’associe à ces paroles. Cette prière si simple et si riche, de tout cœur, je vous exhorte à la réciter. »
(Jean-Paul II)
« Chers frères et sœurs, pour vivre d’une façon vraiment chrétienne, il faut d’abord que vous soyez animés du dedans par l’Esprit de Dieu ; et je voudrais pour cela que vous vous tourniez davantage encore vers la Vierge Marie, votre Mère, la Mère de l’Eglise. Qui, mieux que Marie, a vécu une vie simple en la sanctifiant ? Qui, mieux que Marie, a accompagné Jésus dans toute sa vie, joyeuse, souffrante et glorieuse, est entrée dans l’intimité de ses sentiments filiaux pour le Père, fraternels pour les autres ? Qui, mieux que Marie, associée maintenant à la gloire de son Fils, peut intervenir en notre faveur ? Elle doit maintenant accompagner votre vie. Nous allons lui confier cette vie.<br><br>
L’Eglise nous propose pour cela une prière toute simple, le Rosaire, le chapelet, qui peut calmement s’échelonner au rythme de nos journées. Le Rosaire, lentement récité et médité, en famille, en communauté, personnellement, vous fera entrer peu à peu dans les sentiments du Christ et de sa Mère, en évoquant tous les événements qui sont la clef de notre salut. Au gré des Ave Maria, vous contemplerez le mystère de l’Incarnation du Christ, la Rédemption du Christ, et aussi le but vers lequel nous tendons, dans la lumière et le repos de Dieu. Avec Marie, vous ouvrirez votre âme à l’Esprit Saint, pour qu’Il inspire toutes les grandes tâches qui vous attendent. Que Marie soit votre guide et votre soutien. »
(Jean-Paul II)
« Le 7 octobre, nous célébrerons la fête de la Bienheureuse Vierge du Rosaire et c'est comme si, chaque année, la Vierge nous invitait à redécouvrir la beauté de cette prière, si simple et si profonde. Le bien-aimé Jean-Paul II a été un grand apôtre du Rosaire: nous nous le rappelons, agenouillé, le chapelet entre les mains, plongé dans la contemplation du Christ, comme lui-même a invité à le faire avec la Lettre apostolique Rosarium Virginis Mariae. »
(Benoît XVI)
« Le Rosaire est une prière contemplative et christocentrique, inséparable de la méditation de l'Ecriture Sainte. C'est la prière du chrétien qui avance dans le pèlerinage de la foi, à la suite de Jésus, précédé par Marie. Chers frères et sœurs, je voudrais vous inviter au cours de ce mois à réciter le Rosaire en famille, dans les communautés et dans les paroisses pour les intentions du Pape, pour la mission de l'Eglise et pour la paix dans le monde. »
(Benoît XVI)
Semaine 26 Septembre au 03 Ocrobre 2010
Mille Mercis !!!
Chers paroissiens,
A ceux qui vont demanderons « combien étiez-vous », lors de cette mémorable journée au parc du Château, vous leur répondrez, « nous ne faisions qu’un ! ». Le soleil brillait et les sourires radieux valaient les plus beaux discours : ce fut une journée du Ciel. Je souhaite remercier ici, tous ceux qui, remontant leurs manches, ont fait leur part de travail. A tous on peut tout ! Une arrière grand-mère pleine de sagesse était impressionnée de voir le nombre de gens qui s’activent discrètement dans cette paroisse !
Alors mille mercis à nos Grands Organisateurs, monteurs et démonteurs de barnums, hôtesses d’accueil charmantes, fleuristes tout-terrain, championnes du ménage de l’église, courageux tourneurs de barbes à papa, stoïques tenanciers de buvette, Jonas breton et son moussaillon, lanceurs de ballons colorés, superviseurs de stands au regard d’aigle, quêteur général et ses adjoints, habiles lecteurs, bénévoles de tous poils, patientes surveillantes de girafe gonflable, infirmière de dernière minute, thuriféraire fumeux et lumineux acolytes, porte-navette zélé, Monsieur Loyal inspiré, honorables médaillées, paparazzis, sacristain moustachu, chantre chauve et ses cantatrices, musiciens talentueux, bassoniste, clarinettiste, saxophoniste, ténors et alti, sopranes et basses, organiste immense, ouebmaster redoutable, dessinatrice d’affiche, distributrice de tracts, contrôleuse d’aubes, fidèles adoratrices et adorateurs, donneuse d’idée, couturière de chasuble insomniaque, décoratrice de tee-shirt rusée, écrivain d’icône, plieuses de feuilles de chant, agenceusede reposoir fleurdelisé, semeuses de pétales à tout vent, gros bras tatoués et hommes de mains dévoués, pilotes de navette, gonfleurs de ballons qui ne manquent pas d’air, star de la radio, déboucheurs de bouteilles, humbles ramasseurs de papiers gras…. Merci aussi à celui ou celle que j’oublie et qui se reconnaîtra !
Merci aussi au maire de la commune et au responsable du Parc du Château, ainsi qu’aux services techniques, pour leur précieuse aide et pour leur accueil bienveillant.
Merci à notre évêque pour sa disponibilité et son cœur de pasteur ! Nous retenons ce qu’il a dit et nous le mettrons en pratique !
Merci à Notre Seigneur Jésus-Christ et à son Eglise, en qui nous croyons, en qui nous espérons, et que nous aimons pardessus tout !
Don Edouard, curé de la paroisse
Semaine 19 au 26 septembre 2010
Sous le patronage de Sainte Jeanne : En Avant !!!
Chers amis,
Il y a soixante ans, le village de Nogent avait l’immense honneur de recevoir son évêque, entouré d’un clergé abondant, à l’occasion de la canonisation de sainte Jeanne de France par le pape Pie XII. Une statue de Sainte Jeanne avait été portée en procession par les hommes de la paroisse, tandis que quelques petites filles, habillées en ange, lui faisait une couronne. Vous la trouverez dans la chapelle de l’église dans laquelle sont enchâssées les reliques de la sainte.
Aujourd’hui, notre évêque est parmi nous et place toute notre paroisse sous le patronage de cette grande sainte française. Quel triomphe mérité pour celle qui fut reine et épouse de roi avant d’être répudiée, puis de fonder l’ordre de l’Annonciade. C’est une magnifique consécration et Jeanne a beaucoup à nous apprendre. Je veux retenir en particulier sa douceur qui est l’expression de sa grande force intérieure, sa patience à l’égard d’un mari égoïste et méprisant, sa docilité à la volonté de Dieu, gardant confiance dans ses nombreuses épreuves. Notre paroisse est appelée à s’inspirer de sa charité à l’égard des plus pauvres, de son zèle missionnaire, sachant bien que la crédibilité du message dépend de l’authenticité de l’amour qui l’anime. Jeanne communia dans sa vie aux douleurs de la Vierge Marie, à tel point qu’elle en imita les vertus. Oui, vraiment, Jeanne est un modèle pour chacun d’entre nous, quelque soit notre état de vie. La sainteté ne réside pas dans les élans mystiques, ni dans les miracles, mais dans les vertus héroïques, longuement éprouvées comme l’or au creuset.
Le cœur de notre communauté de communautés, le cœur de notre vie familiale paroissiale, c’est l’amour-charité qui pousse à aimer jusqu’à donner notre vie, à la manière du Christ et de tous les saints. La source de cet amour qui est don, c’est l’eucharistie, la messe du dimanche, l’adoration hebdomadaire. Nous y puiserons tant de force pour être fidèle à l’appel que nous avons reçu. L’Amour contemplé et consommé nous enflammera d’un zèle ardent pour le Royaume qui vient au milieu de nous. La charité du Christ nous presse, elle nous rend inventive, elle fait de nous les missionnaires et les évangélisateurs dont il a voulu avoir besoin.
Chers amis, par l’intercession de sainte Jeanne de France, faisons de notre paroisse un lieu de miséricorde et de service, un endroit où l’on puisse découvrir à quel point le Christ nous a aimés jusqu’à se livrer pour nous. Soyons les témoins de cet amour infini qui est la seule source de conversion véritable pour notre monde. L’amour n’est plus aimé ? Faisons aimer l’amour ! Devenons ce peuple de saints, ce peuple baptismal, ce peuple de prophètes, que Dieu désire. C’est notre vocation !
Que Dieu bénisse nos familles, que Dieu bénisse nos villages, que Dieu bénisse notre paroisse, que Dieu bénisse notre pays !
Don Edouard, curé
Semaine 12 au 19 septembre 2010
Délivre-nous du ressentiment
Chers paroissiens,
Dans l’évangile du fils prodigue, on oublie parfois qu’il a un frère aîné, bien sous tout rapport. Pourtant, malgré les apparences, le cœur de ce fils aîné est rongé par le ressentiment. Le ressentiment est la malédiction de la personne fidèle, vertueuse, obéissante et travailleuse.Le ressentiment s’installe dans le cœur humain où il fait des ravages. Et nous tous, nous qui donnons nos vies pour ceux que nous aimons, nous qui possédons d’indéniables qualités, sommes-nous à l’abri du ressentiment ?
Chacun de nous connaît la colère, et la colère est réelle. Nous avons tant de mal à la contenir, elle déborde de notre cœur. Que pouvons-nous faire contre notre colère ? Les psychologues nous invitent à exprimer notre agressivité, à tenter de parler à ceux qui nous ont blessés, pour ne pas enfouir notre colère comme on enterre des déchets radioactifs.
Dans nos efforts pour être gentils, bons, agréables, il nous arrive de ravaler nos sentiments de colère sans les révéler ; c’est alors que le ressentiment s’installe.
Nous commençons par nous sentir un peu fâchés, mais nous ne réagissons pas. Avec le temps, cette colère non traitée s’incruste dans une relation et nous rend de plus en plus furieux. Plus nous ravalons nos sentiments négatifs, plus ils envahissent notre univers intérieur, empêchant toute véritable affection. Peu à peu, les accès de rage disparaissent, au profit d’une froide colère qui s’installe au plus profond de notre cœur. Le ressentiment est devenu une seconde nature, une nouvelle manière de vivre…
Le ressentiment n’est rien d’autre que de la colère froide. Le problème du ressentiment, c’est qu’il est caché, insidieux, il ne s’exprime pas ouvertement. Il peut même se présenter sous des habits de sainteté. Le ressentiment établit sa demeure au plus profond de nous. Il est un véritable cancer.Nous pouvons tout à fait ignorer sa présence. Le fils aîné de l’évangile fait tout parfaitement à la maison, mais il est en colère contre son frère.
A la différence du fils cadet, qui tombe dans le dévergondage, le fils aîné perd le chemin du bonheur de façon beaucoup plus subtile et pernicieuse. C’est pourquoi, il est sans doute plus difficile de se guérir du ressentiment que de se convertir après une vie de débauche.
Seigneur délivre-nous de cette colère qui s’infiltre dans toutes nos relations avec les autres !
Don Edouard, curé
Semaine 5 au 12 septembre 2010
Mobilisons-nous !
Chers paroissiens,
Le mois de septembre est à peine commencé et déjà nos agendas se remplissent. Parmi toutes les dates, il en est une qu’il faut ABSOLUMENT retenir ! Le 19 septembre prochain, notre Evêque, Mgr Michel Pansard sera au milieu de nous pour inaugurer notre nouvelle paroisse Sainte Jeanne de France en Vallée de l’Eure.
Nombreux sont ceux qui se sont déjà engagés pour que cet événement reste dans les mémoires. Il faut que la fête soit réussie et pour cela, nous avons besoin de chacun d’entre vous. Nous ne formons qu’un seul corps, le corps du Christ. Chacun des membres est nécessaire au bon fonctionnement du corps entier. Chacun doit prendre sa place dans cette aventure.
C’est bien beau d’avoir une nouvelle paroisse, de se rassembler, de célébrer cette bonne nouvelle, mais à quoi ça sert ? N’est-ce qu’un énième redécoupage administratif, un relooking sans conséquence ? N’est-ce pas l’occasion pour nous de nous demander ce que nous attendons de notre paroisse, de ce que le monde attend d’elle, ce qu’elle devrait être et qu’elle n’est pas encore ?
À l’occasion de cette grande fête, prenons un nouveau départ missionnaire ! Prenons nos responsabilités pour annoncer l’évangile autour de nous. Les gens qui nous entourent crèvent de la soif de Dieu ! Qui viendra les abreuver ? Nous avons puisé à la source, nous avons rencontré le Messie, allons-nous nous taire ?
Je vous propose trois manières de participer activement à ce grand rendez-vous du 19 septembre :
D’abord en priant, en prenant du temps pour présenter cette journée au Seigneur. Pourquoi pas une petite heure d’adoration eucharistique, ou un bout de chapelet à cette intention ?
Ensuite, nous avons besoin de toutes les bonnes volontés, en particulier pour installer les tentes et les stands dans le parc du Château. Rendez-vous le samedi 18 septembre à 9h sur l’esplanade du Château.
Puis, il faut que chacun de nous invite ses amis, ses voisins, sa famille proche. Je compte sur vous pour que tous entendent parler de cette journée, du spectacle, du lâcher de ballon, de la venue de l’évêque, de la buvette, des jeux pour les enfants, du forum, de l’Apéro Géant, du pique-nique ! Nous vous fournirons des tracts pour arroser tout votre entourage. Mais le plus important pour ceux que vous rencontrerez, et ce qui emportera leur adhésion, ce sera de vous entendre dire : « Je vais à la fête de la paroisse au parc du Château, tu viens avec moi ? ».
Je compte sur vous !
Don Edouard, Curé
Semaine 20 au 27 juin 2010
Le crucifix, « symbole d'identité et de tradition », selon les évêques d'Europe
A quelques jours de la première audience de la Cour européenne des droits de l'homme sur le recours présenté par l'Italie qui revendique le droit d'exposer le crucifix dans les lieux publics, prévue pour le 30 juin, les évêques d'Europe continuent de rappeler l'importance du respect des sentiments religieux des populations et des traditions des nations.
Pour les évêques bulgares « personne ne met en doute le fait que les racines d'Europe soient chrétiennes et que la civilisation européenne existe grâce au christianisme ». Selon eux, le crucifix est l'expression du plus profond amour, de la solidarité authentique avec tous les hommes, indépendamment de leur foi, race ou nationalité, précise Radio Vatican.
Les évêques grecs affirment quant à eux que « la condamnation de l'Italie par la Cour Européenne, pays historiquement et culturellement chrétien, de tradition catholique, ayant comme capitale Rome, où se trouve le siège de l'Evêque de Rome et le centre de l'Eglise catholique, est le début d'une série de procédures qui se dessinent à l'horizon et se réfèrent au refus de certains chefs politiques et de représentants des pays de la communauté européenne, de reconnaître à la Constitution européenne les racines chrétiennes du continent européen »
« Une petite minorité ne doit pas empêcher l'écrasante majorité dans l'exercice de sa foi religieuse, selon les traditions de ce peuple », affirment-t-ils. Pour eux, le fait d'interdire l'exposition de symboles religieux « constituerait une contradiction et une négation de l'héritage religieux et culturel d'un pays, où prennent source leurs racines et le fondement de leur avenir ».
Le cardinal Keith O'Brien, président des évêques catholiques d'Ecosse a expliqué quant à lui, selon Radio Vatican, que « la croix n'est pas une imposition de la religion mais plutôt une invitation et un signe de solidarité chrétienne avec tous les peuples ». « L'Europe est un continent multiculturel et pluraliste dans lequel l'Etat et l'Eglise sont nettement séparés et où les droits des croyants et des non croyants sont respectés », a-t-il reconnu, mais selon lui, le respect de ces distinctions n'implique pas l'obligation de rejeter la tradition culturelle de nos nations. Le cardinal O'Brien a mis en garde contre les implications que pourraient avoir les décisions de la Cour. « Le précieux héritage religieux de nombreuses personnes et nations dans toute l'Europe, ainsi que les valeurs de la tolérance et de la liberté de foi pour lesquelles on se bat dans les sociétés démocratiques, sont en danger », a-t-il affirmé.
Dans un texte signé par le vice-président de la Conférence épiscopale albanaise, Mgr Angelo Massafra, les évêques albanais affirment, toujours selon Radio Vatican, que « toute nation a le droit-devoir de sauvegarder les signes religieux et les symboles typiques de sa culture ». Ils expliquent que « dans la culture et la tradition chrétienne, la croix manifeste le salut commun et la liberté de l'humanité, une expérience qui n'est pas imposée, le plus haut degré d'altruisme et de générosité uni à une profonde solidarité offerte à tous ».
Agence Zenit
Semaine 13 au 20 juin 2010
La plus grande concélébration de l’histoire
Le pape a présidé vendredi dernier, place Saint-Pierre la messe de conclusion de l'Année sacerdotale, en présence de quelque 15.000 prêtres de presque 100 pays, et 5.000 fidèles. Nous y étions, nous aussi, dans la joie et l’enthousiasme de nous consacrer au Cœur Immaculé de Marie. Voici quelques passages de l’homélie que nous avons entendu :
« Le prêtre n'est pas simplement le détenteur d'une charge, comme celles dont toute société a besoin afin qu'en son sein certaines fonctions puissent être remplies », fait observer le pape à propos de « la grandeur et la beauté du ministère sacerdotal ».
En revanche, fait observer le pape, le prêtre « fait quelque chose qu'aucun être humain ne peut faire de lui-même ».
Benoît XVI précise à propos des sacrements de la réconciliation et de l'eucharistie : « Il prononce au nom du Christ la parole de l'absolution de nos péchés et il transforme ainsi, à partir de Dieu, la situation de notre existence. Il prononce sur les offrandes du pain et du vin les paroles d'action de grâce du Christ qui sont paroles de transsubstantiation - des paroles qui le rendent présent, Lui, le Ressuscité, son Corps et son Sang, et transforment ainsi les éléments du monde : des paroles qui ouvrent le monde à Dieu et l'unissent à Lui ».
« Le sacerdoce, insiste le pape, n'est donc pas seulement une « charge », mais un sacrement : Dieu se sert d'un pauvre homme pour être, à travers lui, présent pour les hommes et agir en leur faveur ».
Benoît XVI évoque « l'audace » de Dieu de faire ainsi confiance à l'homme : « Cette audace de Dieu qui se confie à des êtres humains et qui, tout en connaissant nos faiblesses, considère les hommes capables d'agir et d'être présents à sa place - cette audace de Dieu est la réalité vraiment grande qui se cache dans le mot 'sacerdoce' ».
Et d'expliquer : « Que Dieu nous considère capables de cela, que de cette manière il appelle les hommes à son service et qu'ainsi de l'intérieur, il se lie à eux : c'est ce que, en cette année, nous voulions considérer et comprendre à nouveau ».
Le pape rappelle l'objectif de l'Année sacerdotale : « Nous voulions réveiller la joie que Dieu nous soit si proche, et la gratitude pour le fait qu'il se confie à notre faiblesse ; qu'il nous conduise et nous soutienne jour après jour ».
Le pape souligne aussi que l'Année sacerdotale voulait présenter cette vocation aux jeunes : « Nous voulions aussi ainsi montrer à nouveau aux jeunes que cette vocation, cette communion de service pour Dieu et avec Dieu, existe - et plus encore, que Dieu est en attente de notre « oui ». Avec l'Église, nous voulions à nouveau faire noter que cette vocation nous devons la demander à Dieu. Nous demandons des ouvriers pour la moisson de Dieu, et cette requête faite à Dieu c'est, en même temps, Dieu qui frappe à la porte du cœur des jeunes qui se considèrent capables de ce dont Dieu les considère capables ».
Don Edouard, curé
Semaine 06 au 13 juin 2010
Jerzy Popieluszko, martyr, béatifié le dimanche 6 juin
Né Alphonse Popieluszko le 14 septembre 1947, le père Jerzy Popieluszko a été baptisé dans l'église du village d'Okopy, près de Suchowola. Il a été élevé dans une famille très catholique, où la prière était quotidienne et la fidélité à l'Evangile.
Entré au séminaire de Varsovie, il effectue son service militaire de 1966 à 1968, où il est assigné à la caserne de Bartosczyce, dans la zone frontalière nord-est du pays. De santé fragile, le père Jerzy Popieluszko a particulièrement souffert des pressions exercées à l'encontre des séminaristes. Sous une Pologne communiste, les séminaristes étaient en effet soumis à des pressions très fortes : la prière, en commun ou personnelle à voix haute était interdite, de même que le port des insignes religieux et la lecture de livres sur les sujets religieux.
Le père Jerzy Popieluszko est ordonné prêtre le 28 mai 1972 par le cardinal Stefan Wyszynski.
En août 1980, pendant la grève de Solidarité aux aciéries de Varsovie, le père Jerry Popieluszko devient, à la demande des sidérurgistes et par nomination du primat Wyszynski, aumônier des ouvriers.
Il s'engage profondément dans la pastorale des travailleurs et accompagne le syndicat Solidarité pendant l'état de guerre. C'est à partir de janvier 1982 que le dernier dimanche de chaque mois, le père Jerzy Popieluszko célèbre des messes à l'intention de sa patrie. Ces messes regroupent des milliers de fidèles venant de Varsovie et de différentes régions de Pologne, devant des hommes à la recherche de la vérité, de liberté et de justice, assoiffés d'amour et de paix.
C'est le 19 octobre 1984 que le père Jerzy Popieluszko est attaqué alors qu'il revient en voiture de son service pastoral à Bydgoszcz. Torturé, il est ensuite jeté dans la Vistule, près de la ville de Wloclawek.
Les funérailles du père Jerzy Popieluszko furent célébrées le 3 novembre 1984 à Varsovie. Son corps repose sur la terre de sa dernière paroisse, Saint-Stanislas-Kostka à Varsovie
Semaine 30 mai au 06 juin 2010
Comprendre avec le cœur
1. Saint Thomas d’Aquin, considéré comme le plus grand théologien de tous les temps, commence sa grande oeuvre "La Somme Théologique" avec une question que les hommes, de toutes cultures et de temps se sont posés : "Dieu, existe-il ?" Pendant des siècles, la réflexion des philosophes a tourné autour de cette question. L’orientation que chaque homme donne à sa vie dépend de la réponse qu’il choisit. L’homme ne se comporte pas de la même façon s’il croit en Dieu ou s’il ne croit pas. De ce point de vue, la fête de la Sainte Trinité est un message d’espérance car elle nous rappelle l’existence d’un Dieu qui est Amour, et dont les trois personnes sont unies entre elles par amour. Elle nous rappelle également que Dieu n’est pas loin de nous, dans un ciel inaccessible, mais qu’Il s’est fait homme, qu’Il nous a parlé, qu’Il nous met ainsi en situation d’entrer en communion intime d’amour avec Lui et qu’enfin Il nous attend pour nous combler de bonheur pour l’éternité.
2. Saint Augustin, évêque au IVe siècle, est considéré comme un des esprits les plus clairvoyants de l’histoire de la pensée. Un jour, alors qu’il se promenait sur une plage tout en réfléchissant sur le mystère de la Sainte Trinité et qu’il laissait libre cours à ses pensées profondes, ses yeux tombèrent sur un enfant qui remplissait un coquillage d’eau de mer et la versait ensuite dans un trou dans le sable. Augustin lui demanda le but d’une manœuvre aussi étrange. "Je veux mettre toute l’eau de la mer dans ce trou" répondit l’enfant. "Mais, ne vois-tu pas que cela est impossible ?" demanda le saint en souriant. "Eh bien, c’est plus facile de mettre toute l’eau de la mer dans ce trou que de comprendre ce que tu cherches à comprendre." Et ayant dit cela, l’enfant disparut. Des années plus tard, Augustin écrivit que le mystère de l’existence de Dieu se comprend avec le cœur, et non avec l’intelligence. Dieu est ainsi : pour Le trouver, il faut Le chercher dans son propre cœur.
Semaine 23 au 30 mai 2010
Le Vainqueur du Grappin
Biens chers paroissiens, paroissiennes et amis de la paroisse avez-vous déjà entendu parler du Saint Curé d’Ars par un proche, une grand-mère, un prêtre ? Connaissez-vous son visage ? Connaissez-vous son village et surtout sa vie tout à fait exceptionnelle ?
Alors même si vous connaissez la vie de ce prêtre (1786-1859) hors normes, ce géant du Sacerdoce, venez découvrir notre production tout à fait originale pour tout public où même l’humour sera au rendez-vous !
Comme l’année dernière nous avons choisi d’être fidèle à l’orientation de l’Église Universelle : après la réalisation d’un spectacle sur la vie de Saint Paul ; nous vous invitons à venir découvrir la vie du Saint Curé d’Ars !
Il ne reste que deux semaines de préparation à l’aumônerie des collèges pour vous offrir son deuxième théâtre musical, le samedi 5 juin en l’Église de Nogent le Roi à 19h00 !
Alors la tension monte afin que tous les ateliers préparatoires ( acteurs, chanteurs, petit orchestre,
décorateurs, costumières ) soient opérationnels et coordonnés pour vous offrir le meilleur de nous- mêmes ! Pour cela nous comptons essentiellement sur vos prières et votre présence bienveillante et participative le 5 juin prochain ! L’objectif est que cette vie du Saint Curé présentée par le théâtre musical touche les cœurs pour les rapprocher de Dieu, du Christ, de la vie de l’Église !
A l'occasion du 150° anniversaire de la mort du curé d'Ars dénommé Saint Jean-Marie Vianney, notre pape Benoît XVI a lancé une année sacerdotale, du 19 juin 2009 au 19 juin 2010. Le Saint Père a rappelé "l'immense don que sont les prêtres non seulement pour l'Eglise, mais aussi pour l'humanité elle-même." Notre façon à nous de couronner cette année sacerdotaleest de vous inviter à venir découvrir la vie du « patron de tous les prêtres du monde » et de vous inviter à prier régulièrement pour vos prêtres afin qu’ils soient fidèles à la mission qui leur est confiée !
Alors à bientôt !
don Martin-Jacques
PS : Si vous cherchez un livre pour découvrir la vie du Saint Curé qui se lit comme un roman: nous vous conseillons « Le Vainqueur du grappin » de G.Hunermann
Semaine 16 au 23 mai 2010
« Si vous n’êtes pas témoins dans votre milieu de vie, qui le sera ? »
La vocation de l'Eglise c'est de proposer le Christ au monde, pas de l'imposer, déclare Benoît XVI qui appelle les catholiques du Portugal à un nouvel élan pour annoncer le Christ « sans peur et sans limites », en s'appuyant seulement sur le Christ lui-même et en étant prêt au dialogue avec tous. Et cette annonce du Christ est vitale pour l'Eglise.
Benoît XVI a évoqué l'apôtre saint Matthias que l'Eglise fêtait en ce 14 mai et qui a été appelé à succéder à Judas Iscariote dans le collège des Douze apôtres. Il a été choisi, a souligné le pape, en commentant la lecture des Actes des Apôtres parce qu'il était un « témoin de la vie publique de Jésus et de sa victoire sur la mort », qu'il est « resté fidèle jusqu'au bout, malgré l'abandon de beaucoup ».
Le pape a souligné les paroles de l'apôtre Pierre : « Il faut que l'un d'entre eux devienne avec nous témoin de sa résurrection ». Benoît XVI, successeur de Pierre, a immédiatement actualisé cette parole en disant : « Mes frères et sœurs, il faut que vous deveniez avec moi des témoins de la résurrection de Jésus. En effet, si vous, vous n'êtes pas ses témoins dans votre milieu de vie, qui le sera à votre place ? »
« Le chrétien, a précisé le pape, est, dans l'Eglise et avec l'Eglise, un missionnaire du Christ envoyé dans le monde. C'est là la mission qu'on ne peut différer de toute communauté ecclésiale : recevoir de Dieu le Père et offrir au monde le Christ ressuscité, afin que toute situation d'affaiblissement et de mort soit transformée, par l'Esprit Saint, en occasion de croissance et de vie ».
« Nous n'imposons rien, a déclaré Benoît XVI, mais nous proposons toujours (...). Et en définitive, tous le demandent même ceux qui semblent ne pas le demander (...). Les attentes les plus profondes du monde et les grandes certitudes de l'Evangile se rencontrent dans la mission irrécusable qui nous revient ».
Mais le pape débusque la tentation des nations majoritairement chrétiennes : « Nous devons vaincre la tentation de nous limiter à ce que nous avons encore, ou que nous estimons avoir, de nôtre et d'assuré: ce serait à terme une mort, quant à la présence de l'Eglise dans le monde. Depuis les origines, le peuple chrétien a perçu avec clarté l'importance de communiquer la Bonne Nouvelle de Jésus à tous ceux qui ne le connaissaient pas encore ». (…)
Enfin, le pape rappelle qu'il s'agit d'un « service » et que le seul appui de la mission de l'Eglise, c'est le Christ ressuscité : « Nous sommes appelés à servir l'humanité de notre temps, comptant uniquement sur Jésus, en nous laissant éclairer par sa Parole ».
Le pape insiste sur ce caractère central du Christ dans la vie et la mission des baptisés : « Tout se définit à partir du Christ, quant à l'origine et à l'efficacité de la mission. La mission, nous la recevons toujours du Christ, qui nous a fait connaître ce qu'il a entendu de son Père, et nous y sommes engagés par l'Esprit, dans l'Eglise. Comme l'Eglise elle-même, œuvre du Christ et de son Esprit, il s'agit de renouveler la face de la terre en partant de Dieu, toujours et seulement de Dieu! »
Semaine du 9 au 16 mai 2010
Ta gueule et prie
A la première remarque de ma mère sur le vocabulaire employé, je l’admettrai sans la moindre difficulté : oui, c’est vrai, je suis d’accord, tu as raison, je l’admets, il aurait été plus joli de dire “Fais silence et entre en prière”. Certes. Bon. N’empêche que si je disais “Fais silence et entre en prière”, personne ne m’écouterait et j’aurais l’air malin avec mon exhortation inaudible. D’où le “Ta gueule et prie”, qui a au moins le mérite de la couper à tout le monde (la parole). Pas con.
Là-dessus, vient une question légitime, quoique légèrement nunuche : Mais pourquoi tant de haine ? Ben, d’abord, parce que ç’en est pas (de la haine). C’est de l’amour en barre, de la vigoureuse gentillesse, de la bienveillance dans tes dents.
Ta gueule. Prie.
Pour ta prière, camembert. Et non, je ne suis pas spécialement fier de cette dernière expression. Mais ce genre de considération nous sort un peu du sujet.
Ceci est donc un coup de gueule supplémentaire, à ajouter à la liste déjà longue de mes réguliers “bashings” de cathos. En même temps, je sais que tu aimes ça, car le catholique lambda a comme caractéristique amusante – en plus d’un second degré pas toujours arrivé à maturation (c’était gratuit, comme remarque) – d’apprécier assez fort qu’on lui mette de bonnes grosses lattes dans la tronche. Un peu masos, les cathos ? Je les préfère comme ça que misos ; on n’est pas obligés de coller à tous ses clichés.
Ainsi donc, j’avais envie de dire un mot sur ce besoin compulsif chez certains (toi, lui… et moi, et moi, et moi) de remplir n’importe quel temps de prière par une logorrhée d’un intérêt tout relatif. Et vas-y que je sais pas prier, je t’en remets une couche d’intentions en tous genre, j’occupe le terrain, j’insiste lourdement sur les trucs qui me tiennent à cœur, répétons, rabâchons, et allons enfants de l’apathie : le Roi de gloire est atterré ! Enfin, j’extrapole, parce que sa miséricorde le rend certainement bien indulgent. Ce qui ne devrait pas nous dispenser non plus de réfléchir un instant à tes remplissages habituels (quand je dis “toi”, je pense “moi”, évidemment).
Note au passage (j’aurais presque pu remettre encore des parenthèses, mais ça m’aurait privé du plaisir de celle-ci) : il est normal de ne pas “réussir” à prier quand on ne prie pas. Soit dit en passant, comme ça. Poum poum poum…
Tu fais des phrases, sauf qu’en fait c’est plutôt du bruit : Oui, non, tu vois, moi, toussa, la vie, la mort, les tracto-pelles… Tu meubles. Mais à quoi ça sert de meubler un espace si personne ne peut habiter dedans ? Et ça, c’est le rôle de la Parole, d’habiter. Si le silence est trop pesant, tu peux toujours ouvrir une Bible et la laisser occuper l’espace de ta prière. Lire, relire, ruminer. Curieusement, ça produit comme un épaississement de notre vie spirituelle, à la façon de ce blanc d’œuf qui manque de fluidité mais qui gagne une extrême légèreté dès lors qu’on le fait monter en neige.
Attention, tout de même : je ne dis pas que parler n’est pas prier. Simplement, on peut aussi prendre un temps pour écouter, ne serait-ce que parce que casser nos automatismes nous fait revenir à une profondeur qu’on n’avait plus l’habitude d’atteindre qu’en surface (oui, ceci est un paradoxe).
Ce billet s’adresse prioritairement à moi-même, mais tu as le droit de le prendre pour toi. De grâce, parfois : ta gueule et prie fais silence et entre en prière.
http://edmondprochain.wordpress.com/
Semaine du 02 au 09 Mai 2010
Election du Modérateur général de la Communauté Saint-Martin
Les 26 et 27 avril 2010, à la Maison-Mère, à Candé-sur-Beuvron (41), a eu lieu l’assemblée générale de tous les membres prêtres et diacres de la Communauté Saint-Martin. Le mandat de Mgr Jean-Marie Le Gall, premier successeur du fondateur, arrivant à terme, cette assemblée a procédé à l’élection du Modérateur général.
La Communauté Saint-Martin a l’honneur de vous annoncer qu’elle a élu Monsieur l’abbé Paul Préaux comme Modérateur général pour six ans. Il a reçu l’agrément de la Congrégation pour le Clergé.
Né à Laval le 6 octobre 1964, Monsieur l’abbé Paul Préaux fut ordonné prêtre pour la Communauté Saint-Martin le 4 juillet 1989 à Voltri (diocèse de Gênes, Italie). Il fut successivement supérieur de la Maison de formation de la Communauté Saint-Martin à Voltri (1990-1992), puis professeur et directeur spirituel à la Maison de formation de Candé-sur-Beuvron (1993-1995).
Nommé chapelain au sanctuaire Notre-Dame de Montligeon (diocèse de Sées) en 1995, il en devint le recteur en 2001. Il a assumé à ce titre de nombreuses missions dans le monde auprès des groupes de prière de la fraternité Notre-Dame de Montligeon. Titulaire d’un doctorat en théologie dogmatique sur le sacerdoce (Université de la Sainte Croix à Rome, 2005), il enseigne à la Maison de formation de la Communauté Saint-Martin depuis 1993. Depuis 2002, il était membre élu du conseil de la Communauté Saint-Martin. Il succède à Mgr Jean-Marie Le Gall qui a exercé la charge de Modérateur général durant 6 ans.
Rappelons que la Communauté Saint-Martin, de droit pontifical, est un corps mobile de prêtres et diacres au service des évêques et de l’Eglise universelle, dont la fécondité spirituelle et apostolique passe par une vie fraternelle intense et l’exercice en commun du ministère sacerdotal.
Semaine 25 avril au 02 mai 2010
Le Bon Pasteur
Permettez-moi de vous donner un conseil: s’il vous arrivait de perdre la lumière, ayez toujours recours au bon Pasteur.
Mais qui est le bon Pasteur ? Celui qui entre par la porte de la fidélité à la doctrine de l'Église ; celui qui ne se comporte pas comme le mercenaire qui, voyant venir le loup, abandonne les brebis et s’enfuit ; et le loup les emporte et disperse le troupeau (Jn 10, 1-21). Croyez que la parole divine n’est pas vaine ; (lire la suite) et l’insistance du Christ — ne voyez-vous pas avec quelle affection Il parle de pasteurs et de brebis, du bercail et du troupeau ? — est une démonstration pratique de la nécessite d’avoir un bon guide pour notre âme.
S’il n’y avait pas de mauvais pasteurs, écrit saint Augustin, Il n’aurait pas précisé, et parlé du bon.
Qui est le mercenaire ? Celui qui voit le loup et s’enfuit. Celui qui n’ose pas réprouver les pécheurs avec liberté d’esprit. Le loup saisit une brebis par le cou, le diable incite un fidèle à commettre un adultère. Et toi, tu te tais, tu ne réprouves rien. Tu es un mercenaire; tu as vu venir le loup et tu as fui. Peut-être dira-t-il : non, je suis ici, je n’ai pas fui. Et je réponds : non, tu as fui parce que tu t’es tu ; et tu t’es tu parce que tu as eu peur (Saint Augustin, In Ioannis Evangelium tractatus, 46, 8 (PL 35, 1732).
Saint Josémaria, Quand le Christ passe, n° 34.
Chers paroissiens,
Nous recommandons à votre prière l’élection du modérateur général de la Communauté Saint Martin. Lundi et mardi, il n’y aura pas de messe, mais nous comptons sur votre fervent soutien, afin que l’Esprit Saint nous éclaire et guide notre choix.
Samedi 1er mai, les hommes vont marcher vers Chartres, se plaçant sous la protection de Saint Joseph et de Notre Dame. Ils prieront pour leur famille, et renouvelleront leur consécration Marie Notre-Mère. Pensez à leur confier vos intentions de prière et joignez-vous à la messe de lancement qui sera célébrée samedi matin à 8h30. Mesdames, mesdemoiselles, il n’est pas trop tard pour inscrire vos pères, vos fils et vos maris !
C’est le Mois de Marie qui commence ! Moment propice à la redécouverte du chapelet, moment de raviver notre désir d’adoration eucharistique. Une veillée de prière nous rassemblera le mardi 11 mai à Faverolles. Tous les adorateurs sont invités à se réunir le samedi 29 mai après-midi, au presbytère, pour se ressourcer et faire le point sur leur engagement et la mission qu’ils ont reçue.
Don Edouard, Curé
Semaine du 18 avril au 25 avril 2010
Les prêtres soutiennent le Pape
Chers Prêtres,
(…) il est vrai que quelques prêtres, cependant proportionnellement très peu, ont commis d’horribles et très graves délits d’abus sexuels sur des mineurs, des faits que nous devons rejeter et condamner de manière absolue et intransigeante. Ils doivent en répondre devant Dieu et devant les tribunaux, même civils. Nous prions aussi pour qu’ils parviennent à la conversion spirituelle et au pardon de Dieu. Pour sa part, l’Église est décidée à ne pas cacher ni minimiser de tels crimes. Mais surtout nous sommes du côté des victimes et nous voulons les soutenir dans leur reconstruction et leurs droits bafoués. Cependant, les délits de certains ne peuvent absolument pas être utilisés pour salir tout le corps ecclésial des prêtres. Qui s’y emploie commet une injustice criante. L’Église, en cette Année Sacerdotale, veut dire cela à la société humaine. N’importe quelle personne de bon sens et de bonne volonté le comprend.
Il fallait le dire. Mais revenons à vous, chers prêtres. Nous voulons vous dire encore une fois que nous reconnaissons ce que vous êtes et ce que vous faites dans l’Église et dans la société. L’Église vous aime, vous admire et vous respecte. Vous êtes même une joie pour notre peuple catholique, à travers le monde, qui vous accueille et vous soutient, surtout en ces temps de souffrances.
Dans deux mois, nous serons parvenus à la conclusion de l’Année Sacerdotale. Chers prêtres, le Pape vous invite de tout cœur à venir du monde entier à Rome pour cette conclusion, les 9, 10 et 11 juin prochains.
De tous les pays du monde. Des pays plus proches de Rome, il faudrait attendre des milliers et des milliers d’entre vous, n’est-ce pas ? Alors ne refusez pas l’invitation pressante et cordiale du Saint-Père. Venez et Dieu vous bénira. Le Pape voudra confirmer les prêtres de l’Église. Leur présence nombreuse sur la place Saint-Pierre constituera une manifestation de la volonté responsable des prêtres, à se montrer disponibles et non timorés, dans le service de l’humanité qui leur est confiée par Jésus Christ. Leur visibilité sur la place, face au monde d’aujourd’hui, sera une proclamation de leur envoi au monde, non pour condamner le monde mais pour le sauver (cf. Jn 3, 17 et 12, 47). Dans ce contexte, le grand nombre aura une signification spéciale.
A cette présence nombreuse des prêtres à Rome, lors de la conclusion de l’Année Sacerdotale, il y a encore un motif particulier, qui concerne le cœur de l’Église aujourd’hui. Il s’agit d’offrir à notre bien-aimé Pape Benoît XVI notre solidarité, notre soutien, notre confiance et notre communion inconditionnelle, face aux attaques fréquentes qui lui sont faites à l’heure actuelle, dans le domaine de ses décisions concernant les clercs ayant commis des délits d’abus sexuels sur des mineurs. Les accusations portées à son encontre sont évidemment injustes et il a été démontré que personne n’a fait autant que Benoît XVI pour condamner et combattre de tels crimes de façon appropriée. La présence massive des prêtres sur la Place autour de Lui sera donc un signe fort de notre claire désapprobation des attaques injustes dont il est victime. Alors venez également pour soutenir publiquement le Saint Père. (…)
Cláudio Cardinal Hummes, Préfet de la Congrégation pour le Clergé
Semaine du 11 avril au 18 avril 2010
L’état de l’humanité ressuscitée du Christ
Jésus ressuscité établit avec ses disciples des rapports directs, à travers le toucher (cf. Lc 24, 39 ; Jn 20, 27) et le partage du repas (cf. Lc 24, 30. 41-43 ; Jn 21, 9. 13-15). Il les invite par là à reconnaître qu’il n’est pas un esprit (cf. Lc 24, 39) mais surtout à constater que le corps ressuscité avec lequel il se présente à eux est le même qui a été martyrisé et crucifié puisqu’il porte encore les traces de sa passion (cf. Lc 24, 40 ; Jn 20, 20. 27). Ce corps authentique et réel possède pourtant en même temps les propriétés nouvelles d’un corps glorieux : il n’est plus situé dans l’espace et le temps, mais peut se rendre présent à sa guise où et quand il veut (cf. Mt 28, 9. 16-17 ; Lc 24, 15. 36 ; Jn 20, 14. 19. 26 ; 21, 4) car son humanité ne peut plus être retenue sur terre et n’appartient plus qu’au domaine divin du Père (cf. Jn 20, 17).
Pour cette raison aussi Jésus ressuscité est souverainement libre d’apparaître comme il veut : sous l’apparence d’un jardinier (cf. Jn 20, 14-15) ou " sous d’autres traits " (Mc 16, 12) que ceux qui étaient familiers aux disciples, et cela pour susciter leur foi (cf. Jn 20, 14. 16 ; 21, 4. 7).La Résurrection du Christ ne fut pas un retour à la vie terrestre, comme ce fut le cas pour les résurrections qu’il avait accomplies avant Pâques : la fille de Jaïre, le jeune de Naïm, Lazare. Ces faits étaient des événements miraculeux, mais les personnes miraculées retrouvaient, par le pouvoir de Jésus, une vie terrestre " ordinaire ". A un certain moment, ils mourront de nouveau. La Résurrection du Christ est essentiellement différente. Dans son corps ressuscité, il passe de l’état de mort à une autre vie au-delà du temps et de l’espace. Le corps de Jésus est, dans la Résurrection, rempli de la puissance du Saint-Esprit ; il participe à la vie divine dans l’état de sa gloire, si bien que S. Paul peut dire du Christ qu’il est " l’homme céleste " (cf. 1 Co 15, 35-50)
Prière de Sœur Faustine
Je désire me transformer tout entière en Ta miséricorde et être ainsi un vivant reflet de Toi, ô Seigneur ; que le plus grand des attributs divins, Ton insondable miséricorde, passe par mon âme et mon cœur sur le prochain.
Aide-moi, Seigneur, pour que mes yeux soient miséricordieux, pour que je ne soupçonne jamais ni ne juge d'après les apparences extérieures, mais que je discerne la beauté dans l'âme de mon prochain et que je lui vienne en aide.
Aide-moi, Seigneur, pour que mon oreille soit miséricordieuse, afin que je me penche sur les besoins de mon prochain et ne reste pas indifférente à ses douleurs ni à ses plaintes.
Aide-moi, Seigneur, pour que ma langue soit miséricordieuse, afin que je ne dise jamais de mal de mon prochain, mais que j'aie pour chacun un mot de consolation et de pardon.
Aide-moi, Seigneur, pour que mes mains soient miséricordieuses et remplies de bonnes actions, afin que je sache faire du bien à mon prochain et prendre sur moi les tâches les plus lourdes et les plus déplaisantes.
Aide-moi, Seigneur, pour que mes pieds soient miséricordieux, pour me hâter au secours de mon prochain, en dominant ma propre fatigue et ma lassitude. Mon véritable repos est de rendre service à mon prochain.
Aide-moi, Seigneur, pour que mon cœur soit miséricordieux, afin que ressente toutes les souffrances de mon prochain. Je ne refuserai mon cœur à personne. Je fréquenterai sincèrement même ceux qui, je le sais, vont abuser de ma bonté, et moi, je m'enfermerai dans le Cœur très miséricordieux de Jésus. Je tairai mes propres souffrances.
Que Ta miséricorde repose en moi, ô mon Seigneur. C'est Toi qui m'ordonnes de m'exercer aux trois degrés de la miséricorde ; le premier : l'acte miséricordieux - quel qu'il soit ; le second : la parole miséricordieuse - si je ne puis aider par l'action, j'aiderai par la parole ; le troisième - c'est la prière. Si je ne peux témoigner la miséricorde ni par l'action, ni par la parole, je le pourrai toujours par la prière. J'envoie ma prière même là où je ne puis aller physiquement.
O mon Jésus, transforme-moi en Toi, car Tu peux tout.
Semaine du 04 avril au 11 avril 2010
Solennité de la Résurrection de notre Seigneur Jésus-Christ
Solennité des Solennités ! Voici près de deux mille ans, la lumière de la Vie Nouvelle a jailli d'un tombeau. Désormais, pour toujours, et dans cet aujourd'hui qui est le nôtre, toutes choses sont remplies de cette lumière, le Ciel, la Terre et les Enfers. Nous vivons d'une vie nouvelle. Cette vie nous est donnée au jour de notre baptême, ce jour « où nous avons été ensevelis avec le Christ dans sa mort, afin que, comme le Christ est ressuscité des morts, nous vivions nous aussi dans une vie nouvelle ». (Epître de Saint Paul aux Romains 6, 4).
A la Solennité de Pâques, la Liturgie de l'Eglise célèbre la Résurrection de Notre Seigneur Jésus-Christ comme quelque chose qui est historiquement arrivé et qui nous arrive encore. Car chacun d'entre nous a reçu le don de cette vie nouvelle, la faculté de l'accueillir, la grâce d'en vivre. C'est un don qui change radicalement notre attitude envers toutes choses, y compris la mort. Certes, elle est encore là et nous l'affrontons toujours. Un jour, elle viendra nous prendre. Mais là réside aussi toute notre foi. Par sa propre mort, le Christ a changé la nature même de la mort. Il en a fait un passage, une pâque, dans le Royaume de Dieu. Il a transformé en une victoire suprême, ce qui est et reste une tragédie. Le Christ nous a fait passer de la mort à la vie et de la terre aux cieux ! Chantons son triomphe ! Purifions nos vies. Nous le verrons, le Seigneur étincelant de Lumière, et nous l'entendrons nous dire "Paix sur vous". Chantons Son Triomphe ! Joie, joie sans fin! Alléluia!
« Aujourd'hui, joie sur la terre, aujourd'hui, joie dans le ciel ! Car si pour un seul pécheur qui se repent, il y a joie sur la terre et dans le ciel, aujourd'hui que la terre entière est arrachée au démon, combien y aura-t-il plus de joie encore dans le ciel ! A cette heure les anges tressaillent d'allégresse, à cette heure la joie inonde les archanges, à cette heure chérubins et séraphins célèbrent avec nous la fête présente […] Célébrons cette fête, la plus grande de toutes les fêtes, fête brillante, la Résurrection du Seigneur ! Célébrons-la tous ensemble, avec joie, avec piété : car le Seigneur est ressuscité, et il a ressuscité la terre avec lui. Il est ressuscité, en rompant les liens de la mort » (Extraits d'une homélie de Saint Jean Chrysostome, Père de l’Eglise)
Semaine du 28 mars au 04 avril 2010
Les scandales n´auront pas le dernier mot
Dieu invitait le prêtre Jérémie qui s'apitoyait sur son sort, à la conversion. Le Christ fait de même aujourd'hui avec ses prêtres. En cette période de crise provoquée par les révélations d'abus sexuels à travers le monde, le Christ rappelle au prêtre qu'il connaît ses « épreuves » et sa « pauvreté » mais que s'il « reste fidèle », il lui donnera « la couronne de vie ». C'est ce qu'a affirmé en substance le P. Raniero Cantalamessa, prédicateur de la Maison pontificale, dans sa troisième prédication de Carême, prononcée vendredi dernier, en présence du pape Benoît XVI et de la curie romaine, dans la chapelle Redemptoris Mater, au Vatican. « Quelle est la réponse de Dieu au prophète et prêtre en crise ? Non pas 'Mon pauvre petit, tu as raison, comme tu es malheureux !' », mais « Si tu reviens, et que je te fais revenir, tu te tiendras devant moi ; si de ce qui est vil tu tires ce qui est noble, tu seras comme ma bouche » (Jr 15, 19). En d'autres termes : conversion ! », a déclaré le P. Cantalamessa.
Après avoir expliqué, dans les prédications précédentes, que le ministère sacerdotal est d'abord un don, une grâce, le prédicateur de la Maison pontificale a expliqué quel est le devoir, l'appel « qui jaillit de ce don ». Cet appel, c'est « la conversion ». Il invite les prêtres à un examen de conscience, citant la Lettre de Benoît XVI pour l'indiction de l'Année sacerdotale dans laquelle le pape propose le saint Curé d'Ars comme modèle de pauvreté sacerdotale. « Il était riche pour donner aux autres, et bien pauvre pour lui-même. Son secret, c'était de tout donner et de ne rien garder », a-t-il expliqué. Le P. Cantalamessa a mis en garde contre la tentation de l'argent, du confort, de s'approprier la foi et tout décider, au lieu d'être plutôt des « coopérateurs de la joie des gens ». Il a mis en garde contre la tiédeur en disant : « La tiédeur d'une partie du clergé, le manque d'ardeur et l'inertie apostolique : voilà, je crois, ce qui affaiblit l'Eglise, plus encore que les scandales occasionnels de quelques prêtres qui font davantage de bruit, mais contre lesquels il est plus facile de prendre des mesures ».
Le prédicateur capucin a rappelé que Dieu connaît les « épreuves » et la « pauvreté » du prêtre mais qu'il l'invite à la fidélité et à l'espérance car s'il « reste fidèle jusqu'à la mort » Dieu lui donnera « la couronne de vie » (Lettre de saint Paul à l'Eglise de Smyrne).
Il a poursuivi en expliquant que si le prêtre sait chercher l'approbation de Dieu et non celle des hommes « ce sera le monde qui cherchera (sa) faveur ». « Je ferai de toi, pour ce peuple-là, un rempart de bronze fortifié », a-t-il déclaré en citant les paroles de Dieu au prophète Jérémie, et en ajoutant : « cette parole s'adresse maintenant à vous, Saint-Père ». « Ils lutteront contre toi, mais ne pourront rien contre toi, car je suis avec toi » (Jr 15, 19-20), a-t-il ajouté. Il a poursuivi en soulignant que « le Christ souffre plus que nous de l'humiliation de ses prêtres et de l'affliction de son Eglise ». « S'il le permet, a-t-il dit, c'est parce qu'il connaît le bien qui peut en sortir, en vue d'une plus grande pureté de son Eglise. Si elle fait preuve d'humilité, l'Eglise sortira plus resplendissante que jamais de cette guerre ! L'acharnement des médias - nous le voyons aussi dans d'autres cas - finit à la longue par obtenir l'effet contraire à celui qu'ils désiraient ».
Il a conclu en rappelant que l'invitation du Christ : « Venez à moi, vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau, et moi je vous soulagerai », s'adresse aujourd'hui à ses prêtres. « Le plus beau fruit de cette année sacerdotale sera un retour au Christ, un renouvellement de notre amitié avec lui. Dans son amour, le prêtre trouvera tout ce dont il est humainement privé et 'cent fois plus', selon sa promesse », a-t-il affirmé. Il a exhorté le prêtre à remercier Dieu pour son sacerdoce en disant : « Merci Seigneur, parce que un jour tu nous a séduits, merci parce que nous nous sommes laissés séduire, merci parce que tu nous donnes la possibilité de revenir à toi et tu nous rattrapes après chaque tentative de fuite. Merci parce que tu nous confies « la garde de tes parvis » (Za 3, 7) et tu fais de nous « ta bouche ». Merci pour notre sacerdoce ! »
Semaine du 21 au 28 mars 2010
La réconciliation, sacrement de guérison
Guérison et conversion sont liées
Tout être porte en lui sa part de blessures : cette réalité, l’Eglise doit la prendre en compte. Elle le fait au travers du sacrement de pénitence et de réconciliation , qui apporte guérison et pacification. Pour autant, le croyant ne doit pas voir en sa vie chrétienne que guérison et il lui faut éviter de transformer sa vie spirituelle en unique recherche de bien-être. Car, s’il est vrai que la réconciliation touche l’être dans ses différentes composantes -spirituelle, psychologique et physique-, elle a vocation à œuvrer avant tout dans le domaine du spirituel. La guérison spirituelle opère en premier lieu sur la liberté de l’homme devant Dieu. On parle alors de « conversion ». D’un point de vue spirituel en effet, guérison et conversion sont synonymes et la conversion précède bien souvent ce sacrement, qui, en retour, la fortifie.Parler de guérison ne va pas sans évoquer la « santé ». La santé physique se comprend aisément, la santé psychologique se définit plus difficilement, la santé spirituelle, elle, n’est tout simplement qu’ « une vie dans l’amour ». Si les trois ne vont pas de pair, les deux dernières non plus. Ainsi l’homme peut-il être d’aplomb psychologiquement sans avoir rencontré Dieu. Comme l’inverse se vérifie. Il est toutefois une donnée sur lesquelles ces deux « santés » se rejoignent : elles se fortifient de l’expérience et de ses épreuves.
Le sacrement de réconciliation, source de guérison
L’aveu du péché est par lui-même source d’apaisement. La parole délivre. Elle fait passer de la sphère intérieure à la sphère extérieure, elle « objective ». Il s’agit d’un acte de vérité, d’une reconnaissance de sa part de responsabilité dans le monde. Le réel n’en est que mieux assumé. En retour, par l’absolution, le prêtre et sa parole rendent concrète cette certitude d’être pardonné que l’Eglise énonce au croyant depuis qu’il est baptisé. Le temps de la réconciliation est un lieu privilégié pour découvrir Dieu comme père. Le croyant vit parfois avec Dieu depuis longtemps, mais le connaît-il vraiment ? En tant que père ? A se découvrir un père, il se sent aimé, il s’aime. Se réconcilier avec Dieu, c’est aussi se réconcilier avec l’autre et avec soi-même. Le sacrement de réconciliation est définitivement celui qui fait connaître Dieu en tant que père, la source de l’amour divin. Ce pardon reçu du Père fait expérimenter la générosité, la gratuité.
Se réconcilier avec Dieu, avec les autres, avec soi-même
La réconciliation sacramentelle est le lieu d’une réconciliation avec soi-même. Le sacrement permet au croyant de comprendre combien, au-delà de tous ses péchés, il reste toujours enfant de Dieu. Il ne s’agit pas de relativiser le poids de ses actes, mais de s’en détacher et de cerner cette identité profonde d’enfant de Dieu. Ce que l’Homme ne se pardonne pas, Dieu lui pardonne. Cette réconciliation sacramentelle est également le lieu d’une réconciliation avec les autres. En effet, le pardonné se trouvera fortement engagé à agir de même avec les autres. Recevoir le pardon enseigne la gratuité. La confession ne résout pas nécessairement les problèmes personnels, mais confesser son incapacité à pardonner permet en soi de cheminer. Le sacrement de réconciliation guérit l’homme contemporain de son attitude de victime et de culpabilité. Dans une société qui incite à désigner l’autre comme coupable, il l’engage à une prise de responsabilité, à sortir d’une posture vindicative. Paradoxalement, l’individualisme et le relativisme ambiants mettent souvent dans une attitude culpabilisante : alors qu’ils seraient les seuls maîtres de leur vie, les êtres s’en font également les uniques juges, sur les seuls critères qu’ils se donnent. Parce que Dieu est absent de leur vie, ils se retrouvent pris dans une culpabilité sans rémission. Or, seul Dieu peut guérir de cette culpabilité. Ainsi, l’homme ne peut se pardonner à lui-même que quand Dieu lui pardonne.
Père Jacques Philippe
Semaine 14 au 21 mars 2010
Laetare !
Chers frères et sœurs,
C’est avec l’Eglise universelle que nous montons vers Pâques, la grande fête chrétienne. Pouvons-nous imaginer l’immensité de l’univers croyant, tourné unanimement vers Notre Père, lui adressant ses prières, chacun dans sa langue, souffrant, offrant, aimant. Quel poids extraordinaire de foi, de charité, d’espérance ! Combien de messes célébrées chaque jour dans le vaste monde, combien de gestes d’amour authentiques, combien de sacrifices… L’invisible réseau de la communion des saints est une réalité à laquelle nous devons croire, mais dont nous faisons rarement l’expérience. L’Eglise est bien vivante et dépasse ce que nous en pouvons même imaginer. Dans tant et tant de lieux, des âmes s’élèvent, renoncent, combattent, se sanctifient, transformant le monde et le magnifiant de la façon la plus profonde et la plus puissante qui soit. La sainteté est le seul chemin de bonheur pour notre monde et le seul levier vraiment efficace pour le changer. Sur ce chemin de Pâques, sur cette petite sente printanière, nous ne sommes pas seuls. D’autres marchent avec nous vers la lumière de la Résurrection, quittant leurs ténèbres de péché et de désespoir. D’autres cherchent comme nous à se réchauffer à la flamme divine de ce Soleil divin dont les rayons commencent à darder. Sortons de notre hibernation, ne restons pas dans nos grottes froides et sombres comme des sépulcres. La paroisse nous donne de nombreux moyens pour exposer nos cœurs aux radiations de la joie divine. C’est ce que nous fêtons ce 4ème dimanche de carême, la joie de Dieu !
Mardi soir prochain (19h30) à l’église de Nogent, nous aurons la veillée de prière avec tous les enfants du catéchisme. Venez les accueillir, venez les envelopper de votre prière, venez témoigner de la vitalité de votre foi ! Je compte sur vous.
Mardi après-midi à Faverolles, Mercredi toute la journée à Nogent, venez faire une séance de bronzage spirituel : à l’adoration, c’est déjà l’été !
Vendredi, pas d’adoration eucharistique, mais solennité de la Saint Joseph à 18h30 à Nogent. Venez lui confier votre famille, votre travail, vos soucis et vos peines.
Vendredi soir à 20h à la Brasserie de l’étoile à Nogent, c’est le café théo. Venez partager vos réflexions de chrétiens sur la place publique. Sinon, ne vous lamentez pas de n’être jamais entendu. Ce débat sur la laïcité tombe à la veille d’élections !
Dimanche prochain, lors de la messe de 11h à Nogent, nous remettrons à Anne-Marie Mulot, titulaire de l’orgue de Nogent depuis plus de 40 ans, la médaille du mérite diocésain. Quel honneur pour nous tous !
Ne soyez pas surpris ! Toute la semaine prochaine, un caméraman de KTO tournera un documentaire à l’occasion de l’année sacerdotale. Merci de faire de beaux sourires !
Priez pour vos prêtres qui prennent un petit temps de travail et de prière à Angers Jeudi et vendredi. Il est bon qu’ils se retrouvent et se mettent à l’écart pour mieux écouter le Maître et faire le point après les dernières semaines plutôt mouvementées.
Continuons à prier pour nos catéchumènes, Sandrine et Franck, à les accueillir fraternellement dans notre grande famille chrétienne.
Don Edouard, curé
Semaine du 07 au 14 mars 2010
Benoit XVI nous rappelle l’urgence de la conversion
Le chemin du carême : un chemin qui dure quarante jours et qui nous conduit à la joie de la Pâque du Seigneur. Sur cet itinéraire spirituel, nous ne sommes pas seuls, car l’Eglise nous accompagne et nous soutient dès le début à travers la Parole de Dieu, qui contient un programme de vie spirituelle et d’engagement pénitentiel, et avec la grâce des sacrements.
Les paroles de l’apôtre Paul nous offrent une consigne précise : « Nous vous exhortons encore à ne pas recevoir en vain la grâce de Dieu [...] Le voici maintenant le moment favorable, le voici maintenant le jour du salut ». En vérité, dans la vision chrétienne de la vie, chaque moment doit se dire favorable et chaque jour doit se dire jour de salut, mais la liturgie de l’Eglise rapporte ces paroles d’une façon toute particulière au cours du temps de carême.
Le premier appel est à la conversion, un mot qu’il faut prendre dans son extraordinaire gravité, en saisissant la surprenante nouveauté qu’il libère. L’appel à la conversion, en effet, met à nu et dénonce la superficialité facile qui caractérise très souvent notre façon de vivre. Se convertir signifie changer de direction sur le chemin de la vie : non pas à travers un simple ajustement, mais à travers un véritable demi tour. La conversion signifie aller à contre-courant, le « courant » étant le style de vie superficiel, incohérent et illusoire, qui nous entraîne souvent, nous domine et nous rend esclaves du mal, ou tout au moins prisonniers d’une médiocrité morale. Avec la conversion, au contraire, on vise le haut degré de la vie chrétienne, on se confie à l’Evangile vivant et personnel, qui est le Christ Jésus. Sa personne est l’objectif final et le sens profond de la conversion, Il est le chemin sur lequel tous sont appelés à marcher dans la vie, se laissant éclairer par sa lumière et soutenir par sa force qui fait avancer nos pas. De cette façon, la conversion manifeste son visage le plus splendide et fascinant : il ne s’agit pas d’une simple décision morale, qui rectifie notre conduite de vie, mais d’un choix de foi, qui nous touche entièrement dans la communion intime avec la personne vivante et concrète de Jésus. Se convertir et croire à l’Evangile ne sont pas deux choses différentes, ou d’une certaine façon uniquement placées l’une à côté de l’autre, mais elles expriment la même réalité. La conversion est le « oui » total de celui qui remet son existence à l’Evangile, en répondant librement au Christ qui s’offre en premier à l’homme comme chemin, vérité et vie, comme celui qui seul le libère et le sauve.
L’appel « convertissez-vous et croyez à l’Evangile » ne se trouve pas seulement au début de la vie chrétienne, mais il en accompagne tous les pas, il demeure en se renouvelant et il se diffuse en se ramifiant dans toutes ses expressions. Chaque jour est un moment favorable et de grâce, car chaque jour nous invite à nous remettre dans les mains de Jésus, à avoir confiance en Lui, à demeurer en Lui, à partager son style de vie, à apprendre de Lui l’amour véritable, à le suivre dans l’accomplissement quotidien de la volonté du Père, l’unique grande loi de la vie. Chaque jour, même lorsque les difficultés et les épreuves, la lassitude et les chutes ne manquent pas, même quand nous sommes tentés d’abandonner le chemin à la suite du Christ et de nous renfermer sur nous-mêmes, dans notre égoïsme, sans nous rendre compte de la nécessité que nous avons de nous ouvrir à l’amour de Dieu en Christ, pour vivre la même logique de justice et d’amour. Dans mon récent Message pour le Carême, j’ai voulu rappeler qu’« il faut être humble pour accepter que quelqu’un d’autre me libère de mon "moi" et me donne gratuitement en échange son "soi". Cela s’accomplit spécifiquement dans les sacrements de la réconciliation et de l’Eucharistie. Grâce à l’amour du Christ, nous pouvons entrer dans une justice "plus grande", celle de l’amour, la justice de celui qui, dans quelque situation que ce soit, s’estime davantage débiteur que créancier parce qu’il a reçu plus que ce qu’il ne pouvait espérer ».
Bon carême à tous !
Benoît XVI
Semaine du 28 février au 07 mars 2010
Message de Benoît XVI pour le Carême 2010 2ème partie
Justice et Sedaqah :
Au sein de la sagesse d’Israël, nous découvrons un lien profond entre la foi en ce Dieu qui « de la poussière relève le faible » (Ps 113,7) et la justice envers le prochain. Le mot sedaqah, qui désigne en hébreux la vertu de justice, exprime admirablement cette relation. Sedaqah signifie en effet l’acceptation totale de la volonté du Dieu d’Israël et la justice envers le prochain (cf. Ex 20,12-17), plus spécialement envers le pauvre, l’étranger, l’orphelin et la veuve (cf. Dt 10, 18-19). Ces deux propositions sont liées entre elles car, pour l’Israélite, donner au pauvre n’est que la réciprocité de ce que Dieu a fait pour lui : il s’est ému de la misère de son peuple. Ce n’est pas un hasard si le don de la Loi à Moïse, au Sinaï, a eu lieu après le passage de la Mer Rouge. En effet, l’écoute de la Loi suppose la foi en Dieu qui, le premier, a écouté les cris de son peuple et est descendu pour le libérer du pouvoir de l’Egypte ( cf. Ex 3,8). Dieu est attentif au cri de celui qui est dans la misère mais en retour demande à être écouté : il demande justice pour le pauvre (cf. Sir 4,4-5. 8-9), l’étranger (cf. Ex 22,20), l’esclave (cf. Dt 15, 12-18). Pour vivre de la justice, il est nécessaire de sortir de ce rêve qu’est l’autosuffisance, de ce profond repliement sur-soi qui génère l’injustice. En d’autres termes, il faut accepter un exode plus profond que celui que Dieu a réalisé avec Moïse, il faut une libération du cœur que la lettre de la Loi est impuissante à accomplir. Y a-t-il donc pour l’homme une espérance de justice ?
Le Christ, Justice de Dieu
L’annonce de la bonne nouvelle répond pleinement à la soif de justice de l’homme. L’apôtre saint Paul le souligne dans son Épître aux Romains : « Mais maintenant sans la Loi, la justice de Dieu s’est manifestée...par la foi en Jésus Christ à l’adresse de tous ceux qui croient. Car il n’y a pas de différence : tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu et ils sont justifiés par la faveur de sa grâce en vertu de la rédemption accomplie par le Christ Jésus. Dieu l’a exposé instrument de propitiation par son propre sang moyennant la foi. » (3, 21-25)
Quelle est donc la justice du Christ ? C’est avant tout une justice née de la grâce où l’homme n’est pas sauveur et ne guérit ni lui-même ni les autres. Le fait que l’expiation s’accomplisse dans « le sang » du Christ signifie que l’homme n’est pas délivré du poids de ses fautes par ses sacrifices, mais par le geste d’amour de Dieu qui a une dimension infinie, jusqu’à faire passer en lui la malédiction qui était réservée à l’homme pour lui rendre la bénédiction réservée à Dieu (cf. Gal 3, 13-14). Mais immédiatement pourrait-on objecter : de quel type de justice s’agit-il si le juste meurt pour le coupable et le coupable reçoit en retour la bénédiction qui revient au juste ? Est-ce que chacun ne reçoit-il pas le contraire de ce qu’il lui est dû ? En réalité, ici, la justice divine se montre profondément différente de la justice humaine. Dieu a payé pour nous, en son Fils, le prix du rachat, un prix vraiment exorbitant. Face à la justice de la Croix, l’homme peut se révolter car elle manifeste la dépendance de l’homme, sa dépendance vis-à-vis d’un autre pour être pleinement lui-même. Se convertir au Christ, croire à l’Évangile, implique d’abandonner vraiment l’illusion d’être autosuffisant, de découvrir et accepter sa propre indigence ainsi que celle des autres et de Dieu, enfin de découvrir la nécessité de son pardon et de son amitié.
On comprend alors que la foi ne soit pas du tout quelque chose de naturel, de facile et d’évident : il faut être humble pour accepter que quelqu’un d’autre me libère de mon moi et me donne gratuitement en échange son soi. Cela s’accomplit spécifiquement dans les sacrements de la réconciliation et de l’eucharistie. Grâce à l’action du Christ, nous pouvons entrer dans une justice « plus grande », celle de l’amour (cf. Rm 13, 8-10), la justice de celui qui, dans quelque situation que ce soit, s’estime davantage débiteur que créancier parce qu’il a reçu plus que ce qu’il ne pouvait espérer. Fort de cette expérience, le chrétien est invité à s’engager dans la construction de sociétés justes où tous reçoivent le nécessaire pour vivre selon leur dignité humaine et où la justice est vivifiée par l’amour.
Chers frères et sœurs, le temps du carême culmine dans le triduum pascal, au cours duquel cette année encore, nous célébrerons la justice divine, qui est plénitude de charité, de don et de salut. Que ce temps de pénitence soit pour chaque chrétien un temps de vraie conversion et d’intime connaissance du mystère du Christ venu accomplir toute justice. Formulant ces vœux, j’accorde à tous et de tout cœur ma bénédiction apostolique
Cité du Vatican, le 30 octobre 2009
Semaine du 21 au 28 février 2010
Message de Benoît XVI pour le Carême 2010 1ère partie
Chers frères et sœurs,
Chaque année, à l’occasion du carême, l’Église nous invite à une révision de vie sincère à la lumière des enseignements évangéliques. Cette année j’aimerais vous proposer quelques réflexions sur un vaste sujet, celui de la justice, à partir de l’affirmation de saint Paul : «La justice de Dieu s’est manifestée moyennant la foi au Christ. » (Rm 3, 21-22)
Justice : « dare cuique suum »
En un premier temps, je souhaite m’arrêter sur le sens du mot « justice » qui dans le langage commun revient à « donner à chacun ce qui lui est dû - dare cuique suum » selon la célèbre expression d’Ulpianus, juriste romain du III siècle. Toutefois cette définition courante ne précise pas en quoi consiste ce « suum » qu’il faut assurer à chacun. Or ce qui est essentiel pour l’homme ne peut être garanti par la loi. Pour qu’il puisse jouir d’une vie en plénitude il lui faut quelque chose de plus intime, de plus personnel et qui ne peut être accordé que gratuitement : nous pourrions dire qu’il s’agit pour l’homme de vivre de cet amour que Dieu seul peut lui communiquer, l’ayant créé à son image et à sa ressemblance. Certes les biens matériels sont utiles et nécessaires. D’ailleurs, Jésus lui-même a pris soin des malades, il a nourri les foules qui le suivaient et, sans aucun doute, il réprouve cette indifférence qui, aujourd’hui encore, condamne à mort des centaines de millions d’êtres humains faute de nourriture suffisante, d’eau et de soins. Cependant, la justice distributive ne rend pas à l’être humain tout ce qui lui est dû. L’homme a, en fait, essentiellement besoin de vivre de Dieu parce que ce qui lui est dû dépasse infiniment le pain. Saint Augustin observe à ce propos que « si la justice est la vertu qui rend à chacun ce qu’il lui est dû... alors il n’y a pas de justice humaine qui ôte l’homme au vrai Dieu» (De Civitate Dei XIX, 21)
D’où vient l’injustice?
L’évangéliste Marc nous transmet ces paroles de Jésus prononcées à son époque lors d’un débat sur ce qui est pur et ce qui est impur : « Il n’est rien d’extérieur à l’homme qui, pénétrant en lui, puisse le souiller... ce qui sort de l’homme voilà ce qui souille l’homme. Car c’est du dedans, du cœur des hommes que sortent les desseins pervers. » (Mc 7, 14-15 ; 20-21) Au-delà du problème immédiat de la nourriture, nous pouvons déceler dans la réaction des pharisiens une tentation permanente chez l’homme : celle de pointer l’origine du mal dans une cause extérieure. En y regardant de plus près, on constate que de nombreuses idéologies modernes véhiculent ce présupposé : puisque l’injustice vient du dehors, il suffit d’éliminer les causes extérieures qui empêchent l’accomplissement de la justice. Cette façon de penser, nous avertit Jésus, est naïve et aveugle. L’injustice, conséquence du mal, ne vient pas exclusivement de causes extérieures ; elle trouve son origine dans le cœur humain où l’on y découvre les fondements d’une mystérieuse complicité avec le mal. Le psalmiste le reconnaît douloureusement : « Vois dans la faute je suis né, dans le péché ma mère m’a conçu. » (Ps 51,7). Oui, l’homme est fragilisé par une blessure profonde qui diminue sa capacité à entrer en communion avec l’autre. Naturellement ouvert à la réciprocité libre de la communion, il découvre en lui une force de gravité étonnante qui l’amène à se replier sur lui-même, à s’affirmer au-dessus et en opposition aux autres : il s’agit de l’égoïsme, conséquence du péché originel. Adam et Eve ont été séduits par le mensonge du Satan. En s’emparant du fruit mystérieux, ils ont désobéi au commandement divin. Ils ont substitué une logique du soupçon et de la compétition à celle de la confiance en l’Amour, celle de l’accaparement anxieux et de l’autosuffisance à celle du recevoir et de l’attente confiante vis-à-vis de l’autre (cf. Gn 3, 1-6) de sorte qu’il en est résulté un sentiment d’inquiétude et d’insécurité. Comment l’homme peut-il se libérer de cette tendance égoïste et s’ouvrir à l’amour ?
Semaine du 14 au 21 février 2010
En marche vers Pâques avec Sandrine et Franck
Chers paroissiens,
Attention, accrochez vos ceintures, c’est parti pour le Carême ! Dès mercredi des cendres, nous commencerons ce temps de pénitence qui rénovera toute notre communauté chrétienne et disposera nos cœurs à faire mémoire du mystère pascal, la mort et la Résurrection du Christ. Notre préparation devra se faire intense et ressembler à une retraite spirituelle plus qu’à un parcours du combattant. Cette période que l’Eglise nous propose est un temps de purification et d’illumination. Deux catéchumènes adultes de notre paroisse, Sandrine et Franck, sont appelés par notre évêque à recevoir le baptême, la confirmation et l’Eucharistie, dans la nuit de Pâques. Quelle joie et quelle responsabilité pour chacun de nous ! L’évêque nous donne la mission de les accueillir dans la communauté de l’Eglise avec toute la charité et la délicatesse dont nous sommes capables. Vous les reconnaîtrez facilement à l’étole violette qu’ils porteront à chaque messe du carême. Pas à pas, ils s’attacheront de plus en plus au Christ Sauveur et renonceront au péché. Ces étapes se feront en notre présence, car il nous faut prier pour eux de tout notre cœur.
L’arrivée de ces nouveaux convertis doit raviver le don que nous avons reçu nous-mêmes il y a bien longtemps. Avec eux, nous nous laisserons toucher par la liturgie, afin qu’apparaisse en nos cœurs ce qu’il y a de faible, de malade et de mauvais, pour le guérir ; et ce qu’il y a de bien et de saint, pour l’affermir. Ce temps du carême est fait pour purifier nos cœurs et nos intelligences, nous fortifier contre les tentations, convertir nos intentions, stimuler nos volontés, afin que nous nous attachions plus profondément au Christ et poursuivions nos efforts pour aimer Dieu. Nous recevrons la force du Christ qui est pour nous le Chemin, la Vérité et la Vie.
Avec les catéchumènes, nous devons vivifier notre désir de parvenir à une connaissance intime du Christ et de l’Eglise, tout comme à une meilleure et sincère connaissance de ce que nous sommes devant Dieu, en scrutant sérieusement les dispositions de notre cœur et en cherchant à nous convertir vraiment.
Les 3ème, 4ème et 5ème dimanche de carême, nous célébrerons les scrutins, dans lesquels les catéchumènes approfondiront leur désir d’être sauvés par le Christ et la découverte de tout ce qui, en eux, s’y oppose. Chacun de ces dimanches, dans le rite de l’exorcisme, Sandrine et Franck, appelés par notre Evêque à recevoir les sacrements de l’initiation chrétienne, seront délivrés des conséquences du péché et de l’influence du diable ; ils seront fortifiés dans leur itinéraire spirituel et ils prépareront leur cœur à recevoir les dons du Sauveur.
Bon mardi gras… et bon carême !!!
Don Edouard, curé
Semaine du 07 au 14 février 2010
Prions pour nos malades !
Chers paroissiens,
La Providence et notre Mère l’Eglise ont bien ménagé les choses une fois encore. Ces jours-ci, plusieurs d’entre nous, ont demandé et reçu le Sacrement des Malades. À la maison de retraite le jour de la fête de Notre Dame de Lourdes (jeudi 11 février), ce dimanche à l’église, fête de la sainte patronne de notre nouvelle paroisse, sainte Jeanne de France, où chez eux, nos malades ont reçu une visitation du Seigneur. Jésus est venu, qui passait et faisait le bien, guérissant les malades, chassant les esprits mauvais et pardonnant les péchés. Notre action de grâce s’élève joyeusement vers le Seigneur, d’autant plus que notre prière s’est faite fraternelle, persévérante, confiante, pleine d’espérance pour nos malades. Nous les enserrons de notre amitié, de notre proximité spirituelle. Nous le présentons au Christ lors de nos adorations eucharistiques. Nous les portons dans l’Eucharistie. Nous les confions à Marie en récitant notre chapelet. Nous le visitons, nous leur téléphonons, nous les servons. L’Eglise est bien vivante lorsque nous ne faisons plus qu’un dans le Christ souffrant.
Sainte Jeanne de France avait l’ardent désir pour elle-même et pour les religieuses de l’Annonciade, ordre qu’elle a fondé, d’imiter les vertus évangéliques de la Vierge Marie. La dixième d’entre elles, c’est la compassion, celle qui nous permet de nous unir aux souffrances de tous ceux qui nous entourent comme à celles du Christ et de la Vierge Marie. « Cette vertu de la croix est la dixième et finale, en elle consiste la perfection des religieuses. Qu'elles soient conformes au Christ, leur Epoux et à sa Mère». (Règle, 10) Jeanne, rapporte le Père Gabriel-Maria, demandait « la grâce d'être toujours blessée au cœur par la lance de l'Amour divin, afin qu'elle n'éprouve plus autre chose, si ce n'est les blessures du Christ ». Ces blessures, elle les a touchées dans chaque misère qu'elle a soulagée, y compris celles que la société de son temps rejetait. La Vierge l'a rendue proche de Dieu, proche de ses frères en humanité. C'était une femme heureuse. Elle avait, poursuit Gabriel-Maria, « la béatitude du cœur », c’est-à-dire la joie, celle qui procède de la vraie charité, du don de soi. C'est pourquoi, elle désirait que ses annonciades « portent aussi en elles ce feu de la charité qui doit briller dans leur cœur par un certain épanchement de joie sur le visage, par ce dégagement de cœur, cette ouverture d'esprit que la charité porte avec soi. »
Le carême approche à grands pas ! Il sera pour nous l’occasion de demander la grâce de la compassion, et de l’exercer de tout notre cœur. Jeûne, prière, pénitence, chemins de croix, partage, nous permettrons de nous associer à la croix du Christ, marchant à sa suite, renonçant à nous mêmes pour ne faire plus qu’un avec Lui, dans sa passion, sa mort et sa résurrection. Cette année, nous pourrions mettre l’accent sur la semaine sainte, et spécialement sur le triduum pascal (jeudi 1er avril, vendredi 2 et Samedi 3). Ne prenons pas d’engagement, de rendez-vous, de réunion. Donnons notre temps à Jésus pour nous sanctifier. Pourquoi ne pas poser un RTT, ou prendre un ou deux jours de vacances pour faire de ces jours saints une vraie retraite paroissiale en vivant pleinement la liturgie ? Nous aurons aussi la grâce et la responsabilité d’accompagner nos catéchumènes, enfants ou adultes vers le baptême. Que de joie !
Don Edouard, curé
Semaine du 31 janvier au 07 février 2010
L’aspect spirituel de la souffrance de Haïti
Une tragédie peut conduire à une foi plus grande en Dieu
Ces jours derniers, nous avons tous été horrifiés par les scènes de mort et de destruction à Haïti. Des millions d'entre nous ont cherché comment atténuer cette douleur. Nul doute que des milliers d'homélies seront prononcées dans les prochains jours pour nous aider à comprendre comment un Dieu d'amour peut permettre de telles souffrances.
Une des « explications » les plus controversées aux Etats-Unis est venue d'un évangéliste protestant, qui a déclaré que Haïti était une terre « maudite » depuis que les fondateurs haïtiens avaient passé un « pacte avec le diable » pour que le pays soit libéré de la domination de la France. Ses commentaires, comme on pouvait s'y attendre, ont soulevé une tempête.
Certes, l'Ancien Testament offre de nombreuses preuves de pays qui ont subi un châtiment de Dieu pour leur idolâtrie et leur injustice, et il se trouve quelques chrétiens pour chercher encore dans ces récits des explications concernant les évènements mondiaux.
Mais il est plus probable que les catholiques d'aujourd'hui regardent dans une autre direction pour comprendre comment Dieu réagit au péché de l'homme. Et ils n'ont pas besoin de regarder plus loin que le crucifix au-dessus de l'autel dans leur église. Dieu s'est uni librement et avec amour aux souffrances de son Fils sur la Croix.
Ces évangélistes qui citent si souvent Jean 3,16 dans leurs prédications pourraient également se souvenir de ce que dit le verset suivant : « Dieu n'a pas envoyé son Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui ».
La tragédie d'Haïti aura vraisemblablement des conséquences à long terme, pas seulement pour les gens qui ont perdu des êtres chers, mais pour toute une génération qui a été témoin de sa destruction. Et il est important que nous ayons une juste compréhension de ce qui s'est passé.
De nombreux communiqués de presse comparent Haïti aux récentes destructions du cyclone Katrina sur la côte américaine du Golfe du Mexique, ou au tremblement de terre qui a dévasté la ville de Mexico en 1985. Mais, selon toute vraisemblance, la tragédie de Haïti aura un impact psychologique à long terme comparable davantage au tremblement de terre de Lisbonne en 1755. Ce séisme a été suivi d'un tsunami et d'un incendie qui a détruit quasiment toute la ville et fait près d'un million de morts.
La catastrophe de Lisbonne a changé la façon de penser de beaucoup des grands intellectuels du 18e siècle dont Voltaire, Kant et Descartes. Le séisme a eu lieu pendant la fête de la Toussaint dans un pays majoritairement catholique, de sorte que de nombreux chrétiens en Europe ont commencé à s'interroger sur leur foi en Dieu.
Dans les jours qui viennent, peut-être verrons-nous quelque chose de semblable. Haïti est donc aujourd'hui un test de notre foi en Dieu et de notre engagement envers nos semblables.
En songeant cette semaine à Haïti, je ne pouvais m'empêcher de penser aussi à l'oeuvre accomplie par le Père Damien de Molokaï, « l'apôtre des lépreux », qui a été canonisé à l'automne dernier par Benoît XVI. Il y a plusieurs années, j'avais eu l'occasion de visiter Molokaï, dans les îles Hawaï, et au cours de ma visite de l'église paroissiale, j'ai vu une photo d'une femme âgée prise dans les années 1930. Elle avait perdu ses oreilles et son nez, et tous ses orteils et doigts à cause de la lèpre. Elle était également aveugle. Pourtant, chaque jour, m'a-t-on raconté, elle priait le rosaire en maintenant les grains entre ses dents.
Peu de temps après, je parlais avec un prêtre missionnaire qui me raconta qu'il avait ouvert une maison pour les malades de la lèpre. Chaque jour, pendant qu'il célèbre la messe, un homme âgé, aveugle lui aussi à cause de la lèpre, dit pendant la prière des fidèles, « Dieu le Père, merci pour toutes les bonnes choses que vous m'avez données ».
Philosophes et théologiens continueront à chercher des explications dans l'espoir de répondre aux questions que nous nous posons tous concernant le problème de la souffrance dans le monde. Mais, peut-être la meilleure réponse vient-elle de ceux qui souffrent au-delà de l'imaginable : ces croyants expérimentent la réalité que Dieu s'est uni à eux dans leur souffrance.
Dans son homélie durant la messe de canonisation du Père Damien, Benoît XVI a dit ceci : « Jésus invite ses disciples au don total de leur vie, sans calcul ni intérêt humain, avec une confiance sans réserve en Dieu. Les saints accueillent cette invitation exigeante et se mettent, avec une humble docilité, à la suite du Christ crucifié et ressuscité.
« Leur perfection, dans la logique de la foi parfois humainement incompréhensible, consiste à ne plus se mettre au centre, mais à choisir d'aller à contre-courant en vivant selon l'Évangile ». En définitive, c'est la clé pour comprendre les évènements de Molokaï et Haitï. Et ce sera la mesure de notre réponse en tant que chrétiens.
Carl Anderson
Semaine du 24 au 31 Janvier 2010
Comment aider L’Eglise d’Haïti ?
Les cathédrales de France se mobilisent pour reconstruire la cathédrale de Port-au-Prince
A l’initiative du père Michel Cacaud, recteur de la primatiale Saint-Jean, les recteurs des cathédrales de France invitent les fidèles à la générosité en faveur de la reconstruction de la cathédrale Notre-Dame de Port-au-Prince, en Haïti. Son appel, ci-dessous.
Chers amis,
Le drame qui touche actuellement Haïti a des répercutions terribles sur la vie des hommes et des femmes, des enfants et des vieillards de ce pays… Il est urgent de leur venir en aide. C’est ce à quoi nous invitent les voix les plus autorisées du monde, en particulier celle du Saint Père. Votre générosité s’est déjà peut-être déjà spontanément manifestée.
A la suite de ce violent tremblement de terre, la cathédrale Notre-Dame de Port-au-Prince a été, elle aussi, anéantie.
Les recteurs des cathédrales de France invitent les fidèles à manifester leur générosité pour la reconstruction de cette cathédrale. Peut-être, certains trouveront que la première urgence n’est pas là, et c’est vrai. Mais lorsque l’actualité aura fait oublier ce dramatique évènement, lorsque l’émotion sera passée, il faudra reconstruire. Saurons-nous alors nous mobiliser ?
Dès aujourd’hui il faut penser à la reconstruction, car cette île et sa population ont un avenir. Sûrs, à la suite de Mère Téresa que « Là où Dieu n’est pas honoré, là non plus l’homme n’est pas respecté », nous vous invitons à être généreux.
Pour vous associer à cet élan, adressez vos dons à l’ordre de :
Primatiale Saint Jean / Haïti
8 place Saint Jean - 69005 Lyon
+ Michel Cacaud
Recteur de la primatiale Saint-Jean
Semaine du 17 au 24 Janvier 2010
J'ai reçu le sacrement des malades
Il y a quelques mois, hospitalisée à la polyclinique, je recevais le sacrement des malades. Je fus envahie d'une joie tellement immense, forte et paisible à la fois, une sensation de bien-être interne et externe, que je ne pouvais m'empêcher d'en parler autour de moi. J'ai été hospitalisée alors que j'étais en pleine forme, pour une banale intervention qui ne nécessitait que 24h d'hospitalisation. Hélas, à la suite de cette intervention, se sont déclenchées une hépatite et une pancréatite aiguë, avec nécrose d'une partie du pancréas et une coulée des sucs pancréatiques envahissant progressivement le rein gauche : beaucoup de fièvre, une douleur intense, et une fatigue de plus en plus forte. En même temps, s'installait en moi un sentiment d'impuissance face à la maladie et un ressentiment envers le médecin qui avait fait une erreur de diagnostic. Tous les soucis de ma vie s'amplifiaient brutalement et une certaine forme de révolte vint m'habiter. Trois jours après cette intervention, je fus visitée par un membre de l'aumônerie catholique .Voyant que je n'étais pas bien, il me proposa de recevoir la communion le lendemain dimanche. C'est ce même monsieur qui vint me donner Jésus, dans un fragment d'hostie, puisque je ne pouvais rien absorber. Le lendemain, je rencontrai Odile, la responsable de l'aumônerie pour la clinique. A la suite de cette rencontre, et face à l'inquiétude que reflétait le visage du médecin, je ressentis le désir de recevoir "le secours de l'Eglise", afin que, quel que soit ce qui devait arriver, je puisse le vivre dans la paix : je demandai le sacrement des malades. Je fis donc part de ce désir à Odile et lui dis que je désirais rencontrer le prêtre responsable de l'aumônerie. C'est le Père M. qui vint. Il fut presque étonné de mon désir de recevoir ce « sacrement "car, me dit-il, les gens ont peur de ce sacrement (appelé anciennement l'extrême-onction)".
Il vint deux fois me rencontrer. Je lui disais ma foi, mon espérance, mais aussi mon angoisse. Il me donna le sacrement de la réconciliation. Puis il revint pour le sacrement des malades : avant de commencer cette célébration le Père me fit prendre conscience que c'était l'Eglise tout entière, dans son monde visible et invisible qui priait pour moi. Dès lors, je me sentis comme portée par une foule immense, et la joie envahit mon être. Merveilleuse lecture que ce passage de la lettre de St Jacques (chap. 5 versets 14-16). Merveilleux message à porter aux malades. Puis lecture d'un psaume et ensuite d'un extrait de la lettre de St Paul aux Romains :"Rien ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ notre Sauveur". Les différentes onctions et, pour terminer, la prière avec Marie, qui, dans la gloire de son Assomption, est en perpétuelle visitation au coeur de nos vies. J'ai ressenti une paix si profonde que j'eus l'impression d'avoir reçu à nouveau le baptême. C'était comme si j'avais reçu un paquet de rayons de soleil en bloc et qu'il me fallait les refléter à l'extérieur. J'étais si heureuse, je sentis une telle harmonie de vie intérieure et extérieure que je m'endormis profondément pendant trois heures. Je suis restée presque un mois en clinique. (…) Le malade ne fait pas que recevoir. Il devient aussi instrument de dieu pour devenir un don de Dieu envers son environnement. La présence dans ma chambre d'une statuette de Marie m'a permis de dire à ceux du personnel qui se posaient des questions que je croyais en Dieu et en la force de son Amour pour nous. Lorsque je quittai la clinique, le médecin m'a dit qu'il faudrait un an de repos, de régime sévère pour me remettre, et éviter que ne s'installe un diabète sur cette maladie. Le dernier scanner montre que le pancréas a repris son volume normal, qu'il s'est régénéré et qu'il ne reste plus que quelques traces de nécrose ; les analyses de sang sont pratiquement toutes revenues dans les taux normaux ou s'en approchent. Je te rends grâce Père, pour les bienfaits dont tu m'as comblée. Je te rends grâce de m'avoir fait prendre conscience que vraiment, c'est lorsque je suis faible que tu es fort en moi.
Témoignage de Chantal L. donné à Tressaint en 2002
Semaine du 10 au 17 Janvier 2010
Avatar est-il un film anti-chrétien ?
ROSS DOUTHAT un journaliste du New York Times réagit à la sortie mondiale du film AVATAR au moment des fêtes de Noël. Selon lui, « Avatar est la longue apologie de Cameron pour le panthéisme - une foi qui identifie Dieu avec la Nature, et qui appelle l’humanité à une communion religieuse avec le monde naturel et qui n’a rien à voir avec l’Evangile chrétien.
Dans cet univers de science-fiction, la communion est incarnée par les Na’Vi, une race d’extra-terrestres sveltes à la peau bleue dont l’existence idyllique sur la planète Pandora est menacée par de rapaces envahisseurs humains. Les Na’Vi sont sauvés par le héros du film, un Marine renégat, mais ils sont également sauvés par leur foi en Eywa, la «Toute-Mère», décrite invariablement comme un réseau d’énergie et la somme totale de toute chose vivante.
Si cet arc narratif semble familier, c’est parce que le panthéisme a été la religion de choix à Hollywood depuis une génération. C’est la vérité que Kevin Costner a découverte lorsqu’il est allé danser avec les loups. C’est la métaphysique tissée dans les dessins animés de Disney comme Le Roi Lion et Pocahontas. Et c’est le dogme des Jedi de George Lucas, dont la Force mystique «nous entoure, nous pénètre et relie la galaxie ensemble». […]
La question est de savoir si la Nature mérite une réponse religieuse. Le théisme (la foi en Dieu) traditionnel doit lutter avec le problème du mal : si Dieu est bon, pourquoi permet-il la souffrance et la mort? Mais la Nature c’est la souffrance et la mort. Ses harmonies nécessitent la violence. Son «cercle de vie» est réellement un cycle de mort. Et les sociétés humaines qui se conforment le plus près à l’ordre naturel ne constituent pas les Edens scintillants de la friande imagination de Cameron. Ce sont des endroits où l’existence tend à être sale, brutale et courte.
Le Panthéisme offre […] une sortie descendante, un abandon de notre tragique conscience, un re-fusionnement avec le monde naturel que nos ancêtres ont à moitié fui il y a plusieurs millénaires. »
Rassurez-vous, les prêtres n’ont pas lancé la chasse aux sorcières panthéistes ! Ils sont même très contents d’être allés voir ce film ! Mais que les lunettes 3D ne nous enlèvent pas tout esprit critique ! Bon film !
Don Edouard
Semaine du 03 au 10 Janvier 2010
Une année nouvelle sous le regard de la Vierge Marie
Chers frères et sœurs,
Aujourd'hui, le Seigneur nous donne de commencer une année nouvelle en son Nom et sous le regard de la très sainte Vierge Marie, dont nous célébrons la solennité de sa Maternité Divine. Je suis heureux de vous rencontrer pour ce premier angelus de 2010. Je m'adresse à vous, qui êtes venus nombreux place Saint-Pierre, et aussi à ceux qui s'unissent à notre prière par la radio et la télévision : à tous, je souhaite que l'année à peine commencée soit un temps où, avec l'aide du Seigneur, nous puissions rendre un peu meilleure notre maison commune qui est le monde.
Il y a un objectif que tous peuvent partager, condition indispensable pour la paix, c'est d'administrer avec justice et sagesse les ressources naturelles de la terre. « Si tu veux construire la paix, protège la création » : c'est à ce thème d'une grande actualité que j'ai consacré mon Message pour cette 43e Journée mondiale de la Paix. Au moment où ce message était publié, les chefs d'Etats et de gouvernements étaient réunis à Copenhague pour le sommet sur le climat d'où est ressortie encore une fois l'urgence d'orientations concertées au plan mondial. Cependant, aujourd'hui, je voudrais souligner l'importance qu'ont aussi, pour la protection de l'environnement, les choix des particuliers, des familles, et des administrations locales. « Un changement de mentalité effectif qui conduise chacun à adopter de nouveaux styles de vie est désormais indispensable ». Nous sommes en effet tous responsables de la protection et du soin de la création. C'est pourquoi aussi dans ce domaine, l'éducation est fondamentale : pour apprendre à respecter la nature ; s'orienter toujours plus « vers la construction de la paix à partir de choix de grande envergure au niveau personnel, familial, communautaire et politique.
Si nous devons prendre soin des créatures qui nous entourent, quelle considération ne devons-nous pas avoir pour les personnes, nos frères et sœurs ! Quel respect pour la vie humaine !
En ce premier jour de l'année, je voudrais adresser un appel aux consciences de ceux qui font partie de groupes armés, quelle que soit leur nature. A tous et à chacun je dis : « Arrêtez-vous, réfléchissez, et abandonnez la voie de la violence ! » Sur le moment, ce pas pourra vous sembler impossible, mais si vous avez le courage de l'accomplir, Dieu vous aidera, et vous sentirez la joie de la paix - que vous avez peut-être oubliée depuis longtemps - revenir dans vos cœurs.
Je confie cet appel à Marie, la Très sainte Mère de Dieu. Aujourd'hui, la liturgie nous rappelle que huit jours après la naissance de l'Enfant Jésus, avec Joseph son époux, ils le firent circoncire, selon la loi de Moïse, et ils lui donnèrent le nom de Jésus, come l'ange l'avait appelé (cf. Lc 2, 21). Ce nom, qui signifie « Dieu sauve » est l'accomplissement de la révélation de Dieu. Jésus est le visage de Dieu, il est la bénédiction pour tout homme et tous les peuples, il est la paix pour le monde. Merci, Mère sainte, toi qui as mis au monde le Sauveur, le Prince de la paix !
Benoît XVI , pour l’Angélus du 1er janvier, solennité de Marie Mère de Dieu.
Semaine du 27 décembre 2009 au 03 janvier 2010
A l’école de la Sainte Famille
Quelle était la vie de la Sainte Famille ?
Les éléments présents dans nos évangiles suffisent à nous faire entrevoir la vie de la sainte famille.
Une vie d'admiration et d'émerveillement. Car si Joseph et Marie se sont étonnés de ce que disaient les bergers ou le vieillard Syméon au sujet Jésus (cf. Luc 2,18 et 2,33) combien plus ont-ils du admirer Jésus lui-même présent en leur maison durant toutes ces années d'intimité à Nazareth !
Une vie de louange comme la Vierge en donne l'exemple dans le Magnificat (Luc 1, 46-55).
Une vie de piété, comme le montre leur pèlerinage à Jérusalem et leur fidèle accomplissement de la Loi de Moïse (cf Luc 2,22-24.39 et 2,41).
Une vie d'obéissance et d'humilité comme l'indique la soumission du Fils de Dieu à ses parents (Luc 2,51). Dans la sainte famille « le plus grand se fait serviteur » (cf Mc 10,43) ; l'obéissance est à rebours de la dignité des êtres : le Fils de Dieu est soumis à l'Immaculée qui est soumis à l'homme juste.
Une vie de service aimant comme le suggère l'empressement de la vierge à servir sa cousine (Luc 1,39).
Une vie de prière et de méditation car « Marie conservait toutes ces choses et les méditait dans son cœur » (Luc 2,19 cf 2,51).
Une vie pauvre comme l'indique l'offrande des deux tourterelles prévues pour les personnes de peu de ressources (Luc2,24).
Une vie d'épreuves qui les mènera comme une famille émigrée à gagner l'Égypte (Mt 2,14).
Une vie de labeur dans l'atelier du charpentier (cf Mc 6,3).
Une vie de foi surtout, car malgré les avertissements célestes dont ils avaient été les bénéficiaires, Marie et Joseph ne cheminaient pas dans la claire vision mais bien dans l'obscurité de notre condition terrestre. Ils ne prétendent pas être dispensés des soucis familiaux. Lorsqu'il s'agit de fuir en exil, ils ne se targuent pas d'une protection spéciale de Dieu qui leur épargnerait les devoirs élémentaires de la prudence humaine. Ils sont sans présomption. Ils connaissent les affres de tout parent et de tout éducateur jusqu'à l'anxiété parfois. Ils ne comprenaient pas tout (cf. Luc 2,50), mais ils vivaient de confiance en Dieu. Aussi peut-on dire de la Vierge en ces années de Nazareth qu'elle « menait sur terre une vie semblable àcelle de tous, remplie par les soins et les labeurs familiaux ».
Dans son beau et long poème « Pourquoi je t'aime ô Marie », composé peu de temps avant sa mort, sainte Thérèse de l'Enfant Jésus(V1897) exprime comment la Vierge Marie a voulu suivre la voie commune en marchant dans la foi :
Je sais qu'à Nazareth, mère pleine de grâces
Tu vis très pauvrement ne voulant rien de plus
Point de ravissements, de miracles, d'extases
N'embellissent ta vie, ô Reine des élus !...
Le nombre des petits est bien grand sur la terre
Ils peuvent sans trembler vers toi lever les yeux
C'est par la voie commune, incomparable Mère
Qu'il te plaît de marcher pour les guider aux Cieux
Méditant sur l'épisode du recouvrement de Jésus au Temple à 12 ans, sainte Thérèse en tire cette leçon :
Mère, ton doux enfant veut que tu sois l'exemple
De l'âme qui le cherche en la nuit de la foi.
Guillaume de Menthière, Je vous salue Marie, Paris
Semaine du 20 au 27 décembre 2009
Comme Marie, concevoir Jésus dans la foi
Saint Augustin a écrit : « Marie a cru et ce qu'elle a cru s'est accompli en elle. Croyons, nous aussi, afin de pouvoir, nous également, profiter de ce qui s'est accompli en elle ». Croyons, nous aussi ! La contemplation de la foi de Marie nous pousse à renouveler avant tout notre acte personnel de foi et d'abandon à Dieu.
Saint Bonaventure raconte comment, un jour, alors qu'il se trouvait sur le Mont de la Verne, ce que disent les saints Pères lui revint à l'esprit, c'est-à-dire que par la grâce de l'Esprit Saint et la puissance du Très-Haut, l'âme pieuse peut spirituellement concevoir par la foi le bienheureux Verbe du Père, lui donner le jour, lui donner le nom, le chercher et l'adorer avec les Mages et enfin le présenter à Dieu le Père dans son temple. Il écrivit alors un opuscule intitulé : « Les cinq fêtes de l'Enfant Jésus », pour montrer comment le chrétien peut revivre personnellement ces cinq moments de la vie de Jésus. Je me limite à ce que saint Bonaventure dit des deux premières fêtes, la conception et la naissance.
Le chrétien conçoit Jésus quand, mécontent de la vie qu'il mène, stimulé par de saintes aspirations, animé d'une sainte ardeur et enfin s'étant détaché résolument de ses vieilles habitudes et défauts, il est comme spirituellement fécondé par la grâce de l'Esprit Saint et conçoit l'intention d'une vie nouvelle.
Une fois conçu, le bienheureux Fils de Dieu naît dans le cœur du chrétien, quand, après avoir opéré un sain discernement, demandé conseil de façon opportune, invoqué l'aide de Dieu, il met immédiatement en œuvre sa sainte intention, en commençant à accomplir ce qui depuis un moment était en train de mûrir, mais qu'il avait toujours reporté, craignant de ne pas en être capable.
Cette intention de vie nouvelle doit cependant se traduire immédiatement, sans délai, en quelque chose de concret, un changement, si possible également externe et visible, de notre vie et de nos habitudes. Si l'intention n'est pas mise en pratique, Jésus est conçu mais ne voit pas le jour. Ce sera l'un des nombreux avortements spirituels dont le monde des âmes est malheureusement rempli.
D’après le père Cantalamessa
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