Dans la charte de 1120, il est fait état de l'église de Chaudon, qui est une possession de l'Abbaye de Coulombs.
Vue de l'extérieur, l'église impressionne par la robustesse de sa tour aux puissants contreforts de grès. Pourtant, le temps lui fut préjudiciable, et différentes restaurations ont transformé le premier édifice en bâtiment composite, néanmoins digne d'intérêt sur le plan architectural.
L'empreinte des siècles
Le bas-coté long de 20 mètres fut élevé au XIVème siècle, alors que le clocher fut, avec précision, daté de 1549, et la petite sacristie de 1795.
Pour pénétrer en la nef principale on franchit une porte en plein ceintre. Près de la tourelle d'escalier, il faut remarquer la porte Saint Médard, dont la décoration de style Renaissance est, hélas, fort endommagée. On en devine pourtant toute la délicatesse.
On s'étonnera peut-être de la faible hauteur de la porte d'acces de la tour du clocher. C'est qu'à la suite d'inondations fréquentes le sol de l'église a été relevé d'un mètre depuis le XVIIIème siècle.
Intérieurement, sa décoration doit beaucoup au XIXème siècle.
Des donateurs actifs
C'est à la famille de Kainlis, propriétaire du chateau de Mormoulins, qu'on doit une totale remise en état décidée en 1893, alors que déja Monsieur de Chevergny, beau-père de Monsieur de Kainlis, avait fait reconstruire les croisées du choeur en 1861.
Outre les travaux concernant le gros oeuvre, cette même famille de donateurs a remplacé ce qui n'était que ruines: maître-autel, vitraux, et tableaux religieux.
Les nouvelles peintures du sanctuaire sont exécutées par Madame Lafond, fille aînée de Monsieur de Cheverny. L'autel de la Vièrge et le chemin de Croix té
moignent d'un réel talent. Afin d'orner le maître-autel, l'artiste réalisera la copie d'une oeuvre de Philippe de Champagne...
Les Saints
Quelques statues sont remarquables: Sainte Véronique et Saint Laurent, statues de pierre du XVIème siècle, et surtout 2 statues de bois.
L'une est Saint Mamert, l'autre Saint Médard, patron de la paroisse, qui passait autrefois pour guérir les malades atteint de coliques d'origine diverses.
Les vitaux
Peu de vitraux intéressants. Celui de Sainte Thérèse et celui de la Vièrge, qui sont un peu plus que centenaires (1861 et 1865)sont parmis les mieux concervés.
On peut distinguer sur certaines fenêtres les armoiries de Messieurs de Kainlis, de Chevergny et des familles alliées. par ce rappel, les donateurs voulaient s'assurer l'attention de Dieu, et la reconnaissance des paroissiens que nous sommes!
