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L'église Saint Pierre de Croisilles
Par sa connotation chrétienne le nom de CROISILLES s'accorde avec le vocable de l'église du village : Saint-Pierre.
En effet, en ancien français, une croisille était une petite croix.
Cette église, située sur l'une des places du village, lieu de l'ancien cimetière, est orientée tournée vers la Terre Sainte, berceau du christianisme « d'où nous est venue la lumière ».
L'architecture
Elle présente les caractéristiques des églises de campagne d'Eure et Loir : nef romane sans transept, maçonnerie de cailloux, contreforts de grès, voûte de bardeaux. Elle est couverte en ardoise comme son clocher, élevé au-dessus d'une porte en plein cintre
C'est un bâtiment de 27 mètres sur 7 mètres, éclairé par 8 fenêtres garnies de vitraux réalisés par la fabrique du Carmel du Mans, et offerts par d'anciens curés ou de vieilles familles de CROISILLES.
Une porte, maintenant condamnée, mettait l'église en communication avec le château seigneurial voisin, à travers une pièce voutée, chauffée par une chemi née en pierre d'époque Renaissance.
Le mobilier
Le retable de style Louis XVI, malheureusement mutilé, est finement sculpté. Le mobilier, autel latéral, chaire, stalles, banc d'oeuvre, bancs clos, est d'une élégante simplicité.
Deux statues anciennes en pierre polychrome représentent, l'une Saint-Nicolas, l'autre Saint-Servais patron d'une chapelle démolie sous la Révolution.
Des bannières et des bâtons ouvragés rappellent les processions d'antan.
Présence posthume
Dans le chceur, sont inhumés des seigneurs de CROISILLES, en vertu de leurs droits honorifiques de seigneurie. Une moquette dissimule plusieurs pierres tumulaires.
Datée de 1728, la plus remarquable est la pierre tombale de « Noble et puissant seigneur Louis de Caillebot, marquis de la Salle, chevalier de l'ordre du Saint-Esprit, Préfet de la garde-robe du roi, seigneur de Prémont, Charpont,Ouerre, Fontaine, Mérangle, Le Mesnil-Ponceau, Croisilles, Mauzaize, Renan court, Villemeux et autres lieux ».
II était de cette grande famille de Caillebot qui fut titulaire de la seigneurie de CROISILLES de 1660 à 1751.
Les tombes ont échappé au vandalisme révolutionnaire
Sur la place de l'église se trouvent deux monuments. L'un est le cénotaphe élevé à la mémoire des Crusiliais morts pour la France dans la Grande Guerre, l'autre est une belle croix du XVIème siècle, en pierre de liais, d'une hauteur de trois mètres, avec des bras sculptés.
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