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L'église Saint Rémi et Saint Léger de Néron
 La paroisse de Néron possède des archives remontant à l'année 1589,mais la présence de l'église est attestée dès le XIIIème siècle.
Un double sanctuaire
Extérieurement son architecture présente une indéniable originalité, dûe aux six travées d'une nef latérale ajoutée au sud du plan primitif à une époque qui demeure incertaine, malgré des inscriptions datant du XVIème siècle.
Avec son contrefort de grès portant une maçonnerie de cailloux et de moellons, l'édifice est doté d'une nef principale de 27 mètres sur 9 mètres de large, que double presque le vaisseau rapporté.
Dans la lignée des clochers d'lle-de-France, celui de NERON est habillé d'ardoise, et sa forme est quadrangulaire. Il prend appui au centre du bâtiment.
Dès l'entrée, on remarque un arc triomphal, des lambris, des bancs-clos, des grilles : un précieux mobilier du XVIIIème siècle dont l'essentiel est classé.
On a découvert des fragments de fresques en 1886, dont les traces restent visibles. Notons aussi d'anciennes statues de bois, et la chaire, sculptée en 1704. On appréciera moins les verrières colorées dont la banalité nuit à ce bel ensemble, dont toutefois l'état demande des soins urgents.
Deux Saints Patrons
Depuis le Moyen-Age, l'église paroissiale est dédiée à SAINT-LEGER. Cependant,en 1904, on l'enrichissait d'un vitrail qui, comme la toile ornant alors le maitre-autel, représentait le baptême de Clovis.
Le choix de ses oeuvres honorait SAINT-REMI, en perpétuant la mémoire d'une communauté de moines implantée au Xlle siècle, au lieu-dit SAINT-REMI de NERON. Les derniers vestiges de leur monastère furent dispersés en 1827.
Le prieuré de SAINT-REMI possédait une cloche qui, refondue, vint occuper en 1823 le clocher de SAINT-LEGER reconstruit cent ans plus tôt (lafoudre l'ayant détruit en 1701).
Des références funèbres
A un anonyme du XIIIème siècle on doit un « Jugement dernier » dont le support de toile craquelée est bien fragile.
Sous la chapelle servant de sacristie, il existe un caveau. Deux lourds cercueils de plomb en furent extraits au temps de la révolution.
Par ailleurs, des pierres tombales invitent à prier pour des prêtres décédés au XVIème et au XVIIème siècle.
Hélas, il faut regretter le vieux cadran solaire qui ornait autrefois l'extérieur de l'église. II proposait cette légende à la réflexion des fidèles :
« MEA PATET, TUA LATET »
S'il n'est plus vrai « Qu'il montre l'heure à tous », il est patent qu'aujourd'hui, comme jadis, « nous ignorons celle de notre mort»
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