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Paroisse Sainte Jeanne de France
en Vallée de l'Eure
1, rue du chemin neuf -BP 80058- 28210 Nogent-le-Roi
tél: 02 37 51 42 22 - Fax 02 37 51 47 66 - Paroisse.stejeannedefrance@diocesechartres.com
Nous sommes le et nous fêtons:
 
L'église Saint Sulpice de Nogent-le-Roi
egliseLe fleuron architectural le plus remarquable du canton est l'église de Nogent le Roi. Aussi est-elle, en sa totalité, classée " monument historique ".
Sa première pierre fut posée en 1494 par Louis de Brézé, Seigneur de Nogent, à l'emplacement d'un ancien sanctuaire déjà mentionné au XIème siècle.
Son édification couvre le XVIème siècle, et se poursuit au XVIIème siècle par la construction de la tour-beffroi. Enfin la chapelle absidiale fut ajoutée à l'est de l'ensemble, en 1884.
La partie sud présente une curiosité: les créneaux surmontant la belle porte Saint-Jacques révèlent que l'église était accolée aux remparts défensifs de la ville fortifiée que fut, jadis Nogent le Roi

Un projet contrarié

Le monument, pourtant, présente une lacune: il ne fut jamais terminé! Ceci explique le manque d'ornements de la façade ouest, l'entrée principale s'ouvrant en un mur de refend qui aurait dû n'être que provisoire.
Dans le désordre des guerres de religion il fallut renoncer à l'édification des deux travées supplémentaires. Il en résulte un surprenant déséquilibre des volumes intérieurs. Laissant peu de place aux fidèles, le cœur et le déambulatoire occupant la majeure partie de l'édifice.

Cinq siècles à contempler

Pourtant, ce sanctuaire inachevé impressionne déjà, par ses proportions.
Sous les hautes voutes, typique " Renaissance ", on remarque d'abord la grille en fer forgé du XVIIIème siècle, œuvre d'un Nogentais
On s'arrête avec intérêt devant les retables de pierrre ou de bois sculptés, ornant les chapelles. On découvre les armoiries disséminées sur les piliers massifs, et le regard, inévitablement, se fixe enfin sur les vitraux...
Ils nous content " la vie de Jésus ", "le festin d'Hérodiade ", " la vie de Marie-Madeleine ", et une composition surplombant, au nord, un confessionnal " les scènes les plus extraordinaires glorifiant l'Eucharistie ". Cette verrière au sujet édifiant mérite l'admiration qu'elle provoque toujours.
On attribue à Diane de Poitiers le don des grandes baies du chœur, en leur centre, " la crucifixion " présente un Christ d'une taille athlétique, tout à fait inhabituelle.
Les vitraux du XIXème siècle éclairant l'abside, permettent d'apprécier la différence des techniques employées. Ceux-ci évoquent principalement la Vierge, et relatent vitrailla vie de Saint Louis, l'un des plus illustres seigneurs de Nogent.

Des sépultures oubliées

Au milieu du XVIIIème siècle, une fièvre d'embellissement fit supprimer, sans aucune sélection, des monuments qui " encombraient " le chœur.
Un dessin nous révèle l'existence d'une dalle sur laquelle figuraient trois émouvants gisants... Enlevés à la vie dès leurs premières années, les arrière-petits-enfants de Diane de Poitiers s'y trouvaient nommés.
En fait, l'ouverture des cercueils de plomb fit apparaitre cinq squelettes de bébés inhumés au XVIème siècle.
Dans la crypte fermée, située sous l'autel, furent rassemblés, près d'eux, les restes d'anciens notables. Mais le contenu des caveaux fut dispersé aux heures de la Révolution...

Un curieux lutrin

Le lutrin qu'on peut voir près des fonts baptismaux ne fut pas, à son origine, réalisé pour cet usage.
Sur ce socle de marbre noir à la base en forme d'étoile, s'appuyait une urne de bronze contenant le cœur de Françoise de Brézé, fille de Louis de Brézé et de Diane de Poitiers.
Ainsi, en 1750, fut mutilé un monument provenant de l'atelier du grand Germain Pilon! Combien de tableau, de dalles, de statues, furent alors sacrifiés pour rénover le sanctuaire? Que sont devenus les saints secourables tellement évoqués lors des épidémies, et que mentionnent les inventaires anciens?

Regard sur les chapelles

vitrailPar chance, il reste encore beaucoup d'œuvres estimables, qu'éclipse la richesse des vitraux pour les touristes pressés.
Au nord, la chapelle de Sainte Geneviève présente un retable du XVIIème siècle, chargé de fruits et de fleurs en guirlandes. La peinture, ainsi encadrée, nous fait entrevoir en arrière plan, la butte Montmartre et ses moulins d'alors...
Les boiseries du XVIIIème siècle de la chapelle dédiée à Saint Marguerite proviennent, semble-t-il, de l'abbaye de Coulombs.
Au sud, Saint Jacques, privé de son bourdon, partage l'honneur d'une chapelle avec Saint Fiacre, patron des jardiniers, qui venaient autrefois lui porter leurs offrandes, en processions encore inscrites dans les mémoires.
Près de la porte principale, la chapelle de Saint Hubert contient un naïf bas-relief de pierre du XVIème siècle, fort endommagé.
Mais elle abrite surtout le reliquaire et la statue moderne de Saint Jeanne de France, princesse royale habitée par la grâce, qui naquit en notre vieille ville trente ns avant la fondation de l'église de Nogent le Roi

 

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