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L'église Sainte Geneviève de Senantes
Ce qui caractérise l'église de SENANTES, c'est d'abord l'absence de clocher. II apparaît que l'édifice est amputé de deux travées, ce qui ramène ses proportions actuelles à 23,5 mètres sur 8 mètres.
Plantée à l'emplacement de l'ancien cimetière, une agréable rangée d'arbres précède l'entrée de l'église. Une modeste porte basse donne latéralement accès au sanctuaire dont on atteste la fondation dès le début du XI' siècle.
Comme la plupart des églises du canton, celle-ci fut élevée en maçonnerie de pierres, percée de fenêtres ogivales. Tous les contreforts sont en grès.
Des seigneurs toujours présents
Intérieurement, une large pierre tombale force l'attention dès l'entrée. Elle était originairement encastrée dans le pavage du chceur, et fut relevée au XIX'siècle par mesure de protection.
Ainsi préservé de l'oubli, Jacques de HAVARD, châtelain de ce lieu, qui trépassa en 1500, s'impose toujours là, auprès de sa dame, dans une attitude de prière.
Une autre pierre tumulaire perpétue la mémoire d'un abbé de SENANTES, décédé au siècle suivant. Mais il est maintenant impossible de déchiffrer les inscriptions identifiant un noble capitaine inhumé au centre de la nef en l'an 1521.
Des traces de litre funèbre, et des inscriptions généalogiques, renforcent encore l'impression de survivance souhaitée par la famille HAVARD qui posséda la seigneu-rie de SENANTES pendant plus d'un demi-millénaire...
Une extrême sobriété
Les croisées géminées projettent une lumière blanche sur quelques statues polychromes. La plus remarquables est une statuette de bois, représentant Saint Jacques assis. Elle a fait l'objet d'un classement.
Provient-elle d'un ancien sanctuaire ? On dénombrait jadis trois paroisses à SENANTES : Saint-Pierre, Saint-Aignan, et Saint-Jacques.
La voûte en bardeaux du XVII' siècle fut refaite, il y a peu d'années. Les bancs furent remplacés par d'autres. En 1972 les murs intérieurs furent ravalés. La réfection récente du carrelage fit apparaître au jour un grand nombre d'ossements...
Ces inévitables campagnes de travaux firent condamner l'ornement superflu.
La chapelle Sainte-Geneviève
Plus que l'église paroissiale, c'est la chapelle dressée dans un site champêtre qui a, de temps immémoriaux, attiré la foule des fidèles.
Elle fut placée sous le vocable de SAINTE GENEVIÈVE, fort honorée au Moyen-Age.
Cet édifice bas, de petites dimensions (14 m. sur 5 m.) prend assise dans les eaux d'un ruisseau qui se jette, non loin de là, dans la Maltorne. Les anciens attribuaient à cette source druidique de grandes vertus thérapeutiques. Et l'obtention des guérisons donnait lieu à tout un rituel extravagant.
Depuis une quarantaine d'années la source a-t-elle cessé d'être « miraculeuse » ? Les cantiques, les processions, les grands pèlerinages d'antan qui réunissaient là des milliers de croyants font désormais partie d'une époque révolue.
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